Kinshasa, 30 mars 2026 (ACP).- Le rôle de la femme dans la sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) a été rappelé lundi, par la Première ministre à Kinshasa, à la clôture du forum des femmes consacré à l’intégration du genre dans la future politique de sécurité nationale, selon un communiqué de la Primature.
« Les femmes ne sont pas de simples bénéficiaires de la sécurité ; elles en sont des actrices de première ligne », a déclaré Judith Suminwa, cheffe du Gouvernement, cité par la source.
Elle a réaffirmé son engagement en faveur d’une politique de sécurité inclusive, tout en soulignant l’importance de la participation des femmes dans les instances de sécurité.
Selon une étude menée par le Groupe consultatif des femmes pour la réforme du secteur de sécurité (GCFRSS), la représentation féminine dans les services de sécurité est très faible, avec seulement 2,13% d’officiers généraux femmes dans les Forces armées de la RDC (FARDC) et 0,2% dans la Police nationale congolaise (PNC).
La Première ministre, citée dans le communiqué de la Primature, a insisté sur le rôle central des femmes dans la prévention, l’alerte communautaire, la cohésion sociale, la médiation, la résilience et la reconstruction. Pour la cheffe du Gouvernement congolais, une institution de sécurité non représentative de la société se prive de compétences essentielles, d’informations et de confiance.
Mme Judith Suminwa a, par ailleurs, assuré que ce dossier sur l’implication de la femme sera porté au plus haut niveau de l’État, notamment en Conseil des ministres, afin d’aboutir à des décisions politiques, techniques et administratives concrètes.

Les participantes au forum ont formulé des recommandations pour améliorer les politiques et pratiques institutionnelles au sein des forces de défense et de sécurité, nommer des femmes compétentes dans la chaîne de commandement et aux postes de décision, et intégrer pleinement la dimension genre dans la future politique nationale de sécurité.
Mme Suminwa a réaffirmé la volonté du Gouvernement de garantir l’accès aux services de base, de réduire les inégalités entre hommes et femmes et de lutter contre les violences faites aux femmes. Elle a également souligné l’importance de favoriser la participation active des femmes au développement du pays.
Actuellement, les femmes sont représentées à 27 % au gouvernement central et environ 20 % à l’Assemblée nationale. ACP/C.L.

