Kinshasa, 30 Mars 2026 (ACP).- Le ministre de la Communication et des médias de la République démocratique du Congo a souligné, lundi à Kinshasa, que la sécurité et la communication sont les deux questions prioritaires sur lesquelles on s’attelle actuellement, dans le monde, lors d’une rencontre.
« Aujourd’hui, dans tous les États du monde, il y a deux questions prioritaires sur lesquelles on s’attelle : la sécurité et la communication, qui sont intimement liées », dit le ministre Muyaya, au Workflow Ukweli Summit 2026, organisé sur le thème « Où en est-on avec la loi sur l’accès à l’information en RDC ? ».
Le ministre Muyaya a, par ailleurs, relevé l’importance de la désinformation et du développement du journalisme de fact-checking dans le contexte actuel.
« Pour nous, en terme de priorité, la question de la désinformation et du développement du journalisme de fact-checking est une question cruciale », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du gouvernement congolais a également mis en avant la liberté de la presse en RDC, affirmant que le pays compte plus de médias que tout autre pays du continent.
« À Kinshasa, nous avons 334 chaînes de télévision », a-t-il fait savoir.
Cependant, le ministre a également mis en garde contre les abus de la liberté de la presse, notamment en ce qui concerne les droits de diffusion.
« Les droits télé, nous les payons », a-t-il déclaré.
« Et aujourd’hui, par exemple, la télévision nationale a payé des droits télé pour diffuser les matchs qualificatifs des mondiales. Pourquoi alors les autres chaînes peuvent-elles venir copier ou retransmettre sans autorisation ? », s’est-il demandé, faisant allusion au math des barrages de la coupe du monde qui se jouera ce mardi entre la RDC et la Jamaïque.
M. Muyaya a annoncé qu’il allait instruire les services pour prendre des mesures contre les chaînes qui ne respectent pas les droits de diffusion.
« Je vais instruire les services cet après-midi, et on verra avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Cesac) pour nous assurer que demain… S’ils osent, on coupe les signaux parce qu’ils n’ont pas les droits. C’est ça la règle », a-t-il prévenu.
Le ministre de la Communication a également abordé la question des réseaux sociaux et de la désinformation.
« Il y a trop de dérapages », a-t-il regretté.
« Nous avons un code du numérique, et aujourd’hui, tous ceux qui s’attellent à la violence et au chantage sur les réseaux sociaux ou à la diffusion des images des uns et des autres dans des conditions peu appropriées sont poursuivables », a-t-il affirmé. Ce forum de deux jours se clôture ce mardi à l’hôtel Memling, à Kinshasa. ACP/C.L.

