RDC : les travaux de la refondation d’une organisation syndicale lancés à Kinshasa

Kinshasa, 2 mars 2026 (ACP).-  Une organisation syndicale a lancé lundi ses travaux sous le thème «  Le conseil national de la Confédération syndicale du Congo (CSC) face aux défis et enjeux de la refondation », lors d’une cérémonie à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Je déclare ouvert les travaux du conseil national de la CSC face aux défis et enjeux de la refondation », a déclaré Trésor Mukambila, conseiller au ministère de la Fonction publique, Modernisation de l’administration publique et Innovation du service public.

Il a fait savoir que la rencontre qui est lancée constitue un moment stratégique de test pour une gouvernance et une démocratie sociale, tout en louant la capacité représentative de la CSC sur le plan national. Cette structure est une organisation qui, pour lui, participe à l’action revendicative des travailleurs congolais.

Il a aussi soutenu que la solidarité syndicale n’est pas un geste de circonstance, mais une responsabilité pour chaque travailleur, dont la dignité doit être protégée. Fidèle Kiyangi, président national de la CSC, a remercié les partenaires belges, pour leur appui technique et financier permanent ayant permis le développement de son organisation syndicale congolaise. Il a profité de l’occasion pour transmettre aussi l’expression de la gratitude au Mouvement ouvrier chrétien du Congo (MOC).

Le président de la CSC a rassuré, à son niveau, ses partenaires en promettant « Le flambeau que vous avez allumé ne s’éteindra pas ».

Les assises du Conseil national de la CSC sont prévues pendant cinq jours, soit du 2 au 6 mars 2026. Selon la source, ces assises permettent l’évaluation des travaux du 4ème congrès extraordinaire de 2024.

 « L’enjeu est de faire de la CSC une première organisation de la RDC. Cette rencontre va mettre en place des amendements des textes réglementaires, se conformer à la nouvelle constitution et aux normes internationales ainsi qu’à certaines exigences du monde du travail », a fait savoir le président Kiyangi. Aux travailleurs, il a relevé que le salaire minimum garanti (Smig) a été accordé pour le mois de janvier 2026 à 21.500 FC. C’est ainsi qu’il les a appelés à la vigilance. 

« Notre lutte est de mettre en place une bonne politique salariale tel que le veut le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi », a-t-il soutenu.

Mme Ann Vermorgen, présidente de l’ACV-CSC de Belgique, a remercié la CSC-RDC pour cette invitation, pour participer comme observatrice à ces assises de Kinshasa, dans le but de renforcer la gouvernance et le processus de gestion dans le cadre de la refondation de ce syndicat.

Elle a remis un cadeau symbolique de la photo de femmes qui ont fait la grève en 1966, pour revendiquer l’égalité salariale, constituant ainsi un exemple historique de lutte pour l’égalité.

Selon Jean Lowaka, secrétaire interprofessionnel de la ville de Kinshasa, la CSC demeure le syndicat le plus représentatif des travailleurs de la RDC.

« Aujourd’hui, demain et durablement fidèle à sa mission pour défendre le droit des agents publics de l’Etat ainsi que des travailleuses et des travailleurs en RDC », a-t-il encore soutenu.

Ces assises de Kinshasa ont connu la participation de tous les délégués syndicaux provinciaux, des membres du bureau journalier, du comité exécutif et des comités de base, ainsi que des anciens et du fondateur de la CSC. ACP/

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