Kinshasa, 24 juillet 2026 (ACP).– L’ouverture d’un débat national sur la réforme constitutionnelle a été préconisée par le député national Armand Tshitende, afin d’adapter le cadre institutionnel de la République démocratique du Congo(RDC) aux défis politiques, économiques, sociaux et sécuritaires actuels, selon une tribune consultée vendredi par l’ACP.
« Le député national, Armand Tshitende, s’est prononcé en faveur de l’ouverture d’un débat national sur le changement de la Constitution, estimant que le cadre institutionnel actuel doit évoluer pour répondre aux défis politiques, économiques, sociaux et sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo », a-t-on lu dans cette tribune.
Dans cette tribune d’opinion intitulée « Pourquoi changer ? », l’élu national établit une distinction entre la révision de la Constitution, qui consiste à modifier certaines de ses dispositions, et le changement de Constitution, qui implique l’instauration d’un nouvel ordre constitutionnel.
Selon lui, la Constitution de 2006 présente aujourd’hui des limites susceptibles de freiner les réformes et l’efficacité de l’action publique.
Pour M. Tshitende, engager une réflexion sur l’avenir des institutions ne remet pas en cause la démocratie, mais constitue un exercice démocratique devant être conduit dans le respect de la loi, de manière transparente, inclusive et avec la participation du peuple souverain.
« L’adaptation du cadre constitutionnel permettrait de doter le pays d’institutions plus fortes, plus modernes et mieux adaptées aux ambitions de développement de la RDC », a martelé l’élu de la province de Lomami.
Le débat sur l’avenir de la Constitution alimente régulièrement la scène politique congolaise. Les partisans d’une réforme estiment qu’elle permettrait de moderniser les institutions, tandis que d’autres acteurs plaident pour le maintien de la Constitution actuelle ou pour une révision limitée de certaines dispositions.
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