Kinshasa, 10 octobre (ACP).- Le président du parti politique Alliance des Congolais pour le développement social (ALCDS), a appelé à l’unité nationale et mis en garde contre l’instrumentalisation des différences linguistiques et communautaires en République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué parvenu samedi à l’ACP.
« La RDC appartient à tous ses citoyens. Ni le swahili, ni le lingala, ni le kikongo, ni le tshiluba ne doivent devenir des armes politiques. Unissons-nous autour de la République plutôt que de nous laisser diviser par nos différences », a-t-on lu dans le communiqué de l’ALCDS signé par son président Adrien Kasambue.
Dans ce message, il a contesté les discours faisant état d’une marginalisation des ‘’swahiliphones’’ en RDC, estimant que la présence de personnalités issues de cet espace linguistique à des postes de responsabilité au sein des institutions publiques mérite d’être prise en compte dans ce débat.
Il a notamment évoqué leur présence à la Présidence de la République, au Parlement, au Gouvernement et dans la hiérarchie des Forces armées de la RDC (FARDC).
Pour le président de l’ALCDS, il convient d’éviter tout amalgame entre les populations ‘’swahiliphones’’ congolaises et les revendications ou les actions de certains groupes armés rwandophones.
Il a souligné qu’aucun citoyen ne devrait être stigmatisé en raison de la langue qu’il parle, de son origine géographique ou de son appartenance communautaire.
S’adressant aux populations de l’espace ‘’swahiliphone’’, Adrien Kasambue les a exhortées à ne pas se laisser instrumentaliser par des discours susceptibles d’accentuer les divisions linguistiques et communautaires.
Il a également interpellé M. Ruberwa, l’appelant à éviter, selon ses termes, de reprendre des arguments qu’il juge similaires à ceux avancés par le Président rwandais pour justifier sa présence en RDC.
Par ailleurs, le responsable de ce parti politique a plaidé pour que les Congolais privilégient le règlement de leurs différends dans un esprit d’unité et de cohésion nationale.
Il a enfin rappelé que la République démocratique du Congo appartient à tous ses citoyens, estimant que le ‘’swahili, le lingala, le kikongo et le tshiluba ne devraient pas être utilisés comme des instruments de division politique’’.
« Unissons-nous autour de la République plutôt que de nous laisser diviser par nos différences », a conclu le président de l’ALCDS.
ACP/Ib

