Kinshasa, 13 avril 2026 (ACP).- L’appartenance « irrévocable » de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) à l’Union sacrée de la nation, plate-forme au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), a été réaffirmée par son président national intérimaire, selon un communiqué consulté lundi par l’ACP.
« Le Camarade Clovis Otto Bahizi réaffirme son soutien indéfectible aux institutions de la République; l’appartenance irrévocable de l’AFDC à l’Union sacrée de la nation; son attachement total, sincère et ferme à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, en attendant l’aboutissement des enquêtes en cours », a-t-on lu.
Par ailleurs, l’AFDC a dénoncé deux actes d’agression visant ses membres, qu’elle qualifie de « prémédités » et destinés à déstabiliser le parti.
« L’AFDC dénonce et désapprouve totalement, énergiquement et sans équivoque, deux des agressions majeures, préméditées et commises en flagrance contre ses membres, lesquelles agressions n’ont pour but que de déstabiliser le parti et ses dirigeants », a précisé la source.
Selon le communiqué, un premier incident s’est produit le 3 avril 2026 au Palais du Peuple, où des actes de violence avaient été perpétrés par un groupe d’individus identifiés, conduits par l’ancien secrétaire général déchu, Guy-Richard Malonda. Ces violences avaient visé des cadres et militants réunis sur place.
Un second incident, selon ce document, survenu le 9 avril 2026, concerne une tentative d’enlèvement et d’assassinat visant Clovis Otto Bahizi, président national a.i et coordonnateur du Comité de crise, par des individus non identifiés.
L’AFDC a, par ailleurs, salué, dans le même document, la bravoure et le professionnalisme des services de l’État qui, par leurs interventions rapides et conjointes, sont parvenus à rétablir l’ordre public lors desdits incidents et, partant, à protéger l’intégrité physique des cadres et membres de cette formation politique ainsi que des citoyens « innocents et pacifiques » présents sur les lieux.
« L’AFDC prend à témoin la communauté tant nationale qu’internationale des actes d’incivisme planifiés et commis par le camp de Monsieur Modeste Bahati Lukwebo, lequel, rappelons-le, a été destitué par ses pairs du Sénat pour + incompétence + et par les cadres membres fondateurs du parti pour + népotisme +, et que voilà désormais user de sa fortune pour se comporter en un véritable hors-la-loi et chef de gang dans un Etat de droit », a poursuivi le texte.
« Et, à n’en point douter, ce comportement en récidive, rebelle et gangstériste de la part de celui-ci, illustré par des agressions physiques répétées, marque une rupture manifeste avec les valeurs républicaines et la vision chère du Chef de l’Etat », a précisé le communiqué.
Selon ce texte, le parti a également prévenu sur des poursuites judiciaires qui sont engagées contre les infracteurs pour association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, coups et blessures volontaires et vandalisme, et a exigé que les commanditaires et les exécutants soient sanctionnés avec la plus grande rigueur par la justice du pays.
La direction de ce parti a, enfin, appelé l’ensemble de ses militantes et militants à la sérénité et à l’unité car, « la concrétisation des réformes en cours demeure leur priorité absolue ».
ACP/C.L.

