Kinshasa, 31 janvier 2026 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo a été appelé par le Président Tshisekedi, de mobiliser les institutions étatiques pour accentuer les plaidoyers visant la reconnaissance mondiale des génocides continuels en RDC, d’après le compte rendu du 75ème Conseil des ministres, lu vendredi à la télévision.
« A cet effet, le Président de la République a engagé le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, à mobiliser les ministres des Droits humains, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, ainsi que l’ensemble des institutions et acteurs concernés, afin de conduire ces plaidoyers dans un cadre pleinement coordonné, garantissant la cohérence des messages, l’alignement diplomatique et l’efficacité de l’action au niveau national, régional et international », a déclaré Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Il a précisé que cette phase opérationnelle sera la continuité du combat mené en premier par le Président Tshisekedi, pour faire connaître à la face du monde la réalité des crimes graves commis sur le sol congolais, et d’autres acteurs nationaux engagés.
« Toutefois, l’enjeu majeur réside désormais dans la mise en œuvre effective, structurée et cohérente dans la poursuite des plaidoyers pour l’appropriation nationale et la reconnaissance internationale des génocides congolais », a révélé Félix Tshisekedi, cité par Patrick Muyaya.
Ces plaidoyers, a-t-il martelé, doivent s’inscrire dans une démarche rigoureuse, crédible et constante, à la hauteur de la mémoire des victimes et des attentes légitimes du peuple congolais, en vue de la reconnaissance de la vérité historique, de la justice et de la réparation.
« La mémoire des victimes, la dignité de la nation et l’exigence des justices commandent que ces combats soient menés avec détermination, unité et responsabilité. Un rapport de mise en œuvre de cette stratégie est attendu (…) afin de permettre d’apporter, en temps justifié, des décisions, les orientations ainsi que les arbitrages nécessaires », a conclu le ministre.
La RDC demeure confrontée depuis plusieurs décennies aux conséquences dramatiques des atrocités, des masses perpétrées sur son territoire, particulièrement dans sa partie ‘’Est’’. Cette situation a entraîné la mort des milliers des Congolais, des déplacements massifs des populations, ainsi que de souffrances humaines d’une ampleur inacceptable. ACP/UKB

