Kinshasa, 26 mai 2026 (ACP).- Une réforme constitutionnelle pour adapter les institutions de la République démocratique du Congo (RDC) aux réalités actuelles a été préconisée par le député national Willy Mishiki, nouveau membre de la coalition congolaise pour le changement de la Constitution (C4), sur son compte X consulté mardi par l’ACP.
« Notre Constitution, bien qu’ayant servi de socle à une étape de notre histoire, montre aujourd’hui ses limites face aux exigences d’un État moderne, efficace et véritablement démocratique », a écrit l’élu du Nord-Kivu, qui soutient également l’organisation d’un référendum populaire pour légitimer toute réforme de la loi fondamentale.
« Je défends sans ambiguïté une réforme constitutionnelle conduite dans le strict respect des principes démocratiques, notamment à travers l’organisation d’un référendum souverain », a affirmé le président national de la formation politique, Union nationale des nationalistes (Unana).
Selon lui, cette initiative ne s’inscrit ni dans une logique personnelle ni dans un projet individuel, mais dans une volonté de « refonder notre contrat social », afin de bâtir des institutions plus fortes et une justice indépendante au service des Congolais.
La question de la réforme constitutionnelle alimente régulièrement le débat politique en RDC depuis l’adoption de la Constitution du 18 février 2006. Plusieurs acteurs politiques et sociaux estiment que certaines dispositions de la loi fondamentale ne répondent plus aux défis institutionnels, sécuritaires, économiques et sociaux actuels du pays. ACP/

