Kinshasa, 15 février 2026 (ACP).- Un nouveau protocole d’accord marquant le renouvellement du partenariat stratégique entre l’Eglise catholique d’Afrique et l’Union africaine (UA) a été signé samedi à Addis-Abeba en Ethiopie, par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, en République démocratique du Congo, et le comité directeur de l’UA.
«Nous avons signé un nouveau protocole d’accord marquant le renouvellement du partenariat stratégique initialement conclu en août 2015 entre l’Eglise catholique d’Afrique et l’Union africaine, qui vise à renforcer la collaboration sur des questions d’intérêt commun, notamment la gouvernance, le développement humain intégral et la coopération en faveur des populations africaines», a déclaré le cardinal Ambongo, président du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar.
Cette signature est intervenue 10 ans après la première entente, témoignant de la volonté des parties de consolider leur engagement commun face aux défis sociaux, politiques et humanitaires du continent africain.
«La prévention des conflits et la médiation, l’observation électorale et l’éducation civique, la réconciliation et la cohésion sociale, le dialogue inter-religieux et l’application de toutes les questions de droits humains ainsi que la bonne gouvernance, font partie des composantes de ce nouveau protocole d’accord qui font de l’Eglise catholique un partenaire social dont le travail est basé sur les valeurs morales», a spécifié l’ordinaire du lieu de Kinshasa.
«C’est le travail que fait l’église sur terrain malgré l’absence, dans certains pays, d’un cadre de collaboration reconnu pour que notre travail soit reconnu, valorisé et soutenu par les Etats. Dommage, dans certains pays, malheureusement, ça donne l’impression que l’Eglise est en relation de concurrence. Nous voulons éviter ce genre d’interprétation», a-t-il expliqué.
L’archevêque métropolitain de Kinshasa a rappelé, par ailleurs, que ce protocole d’accord relève d’abord d’une «déclaration de bonne intention», pas du droit dans le sens que l’Eglisepeut se prévaloir vis-à-vis d’un pays ou d’un État. ACP/C.L.

