Kinshasa 25 février 2026 (ACP)-. Un appel à l’éveil de conscience collective afin de mettre fin aux violences persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a été lancé mardi, à l’endroit de la population congolaise, lors d’une soutenance de thèse doctorale, à l’Université pédagogique nationale (UPN).
« Pour le Président Felix A. Tshilomno Tshisekedi, l’élite congolaise doit se libérer d’abord elle-même au niveau de l’aliénation mentale et réveiller la conscience collective pour jeter de nouvelles bases saines, en vue de régler les différends internes et reconstruire le pays sur des fondements solides de valeurs universelles de démocratie, de paix et de liberté. Chaque Congolais où qu’il soit, doit prendre toute la mesure du combat qui est le nôtre », a déclaré le chef de travaux Denis Tshiabo, auteur de la thèse.
« D’où, le Président de la République il appelle la nation entière hommes et femmes, jeunes et vieux, acteurs politiques, opérateurs économiques, membres de la société civile, confessions religieuses, artistes et sportifs, à se mobiliser à l’unisson à faire bloc derrières nos vaillants Forces Armées et à contribuer chacun à son niveau à l’effort de guerre. Il convie enfin les Congolais de rester dans l’unité, pour faire échec aux agresseurs et leurs patins », a-t-il ajouté.
D’après le récipiendaire, l’élite congolaise si avait compris au préalable et chercher à connaître les causes et les vraies identités des acteurs qui agressent le pays, ils n’auraient peut-être pas soutenu la rébellion qualifiée de guerre de libération, alors qu’il s’agissait d’une guerre occupation.
« L’on comprend dès lors que pour des intérêts égoïste, de traitrise et de règlement de compte, les congolais apparaissent comme des hommes sans culture pour emprunter l’expression d’Abdoulaye Wade, ancien Président Sénégalais. Le peuple n’aurait même pas applaudi et chanté à la longueur des journées + Pesa munu passage! Oh libération! On libération!+ Cette chanson folklorique chanté +en kikongo ya leta+ signifiait +Mobutu, ôte – toi delà que je n’y mette+, un cri d’espoir pour l’ensemble de la population. Tout était joué pour Mobutu en sortant par ma petite porte », a-t-il regretté.
Intitulée « Essai sur les intentions cachées des agressions aggravantes de la République démocratique du Congo commises par la coalition Rwando -Ougando -Burundaise (1996-2013) », cette étude a mis l’accent sur l’attitude patriote que doit adopter le peuple congolais en ce temps d’agression.
Après débat et délibération à huis-clos, Denis Tshiabo a été proclamé Docteur en sciences historiques avec mention « grande distinction ».
Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par la poursuite des violences dans l’Est de la RDC, où la coalition armée rwandaise et M23-AFC poursuit ses attaques, causant des morts civils et des déplacements de populations. ACP/C.L.

