UE-UA: pour l’activation urgente de la Résolution 2773 contre l’agression rwandaise en RDC

Photo de famille des ambassadeurs européens et africains participant à cette rencontre de Kinshasa

Kinshasa, 27 novembre 2025 (ACP).- Le soutien à l’activation « urgente »  de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a été exprimé par les ambassadeurs européens et africains accrédités dans le pays, lors d’une rencontre, jeudi, à Kinshasa.

« On a signalé dans le communiqué qu’il y a une référence explicite à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation dans l’est de la RDC. Donc, en fait, ce sont des points qui, à mon avis, donnent réponse, qui s’alignent avec la position de la RDC et qu’effectivement, l’Union européenne appuie aussi comme solution à la question », a déclaré l’ambassadeur de l’UE en RDC, Johan Borgstam, à la fin de la réunion d’échanges sur les résolutions du Sommet UE-UA tenu à Luanda, en Angola.

Dans leurs échanges, les ambassadeurs ont passé en revue d’autres thèmes cruciaux abordés durant le sommet, notamment les stratégies pour promouvoir le multilatéralisme inclusif et la migration vers l’Europe.

« Pour moi, ce qu’on a fait, c’est parcourir le communiqué conjoint de ce sommet Union africaine-Union européenne. Et, dans ce communiqué conjoint, effectivement, il y a un appel au multilatéralisme effectif, c’est-à-dire à travailler sur un monde réglé et mené par des règles, notamment sur la Charte des Nations unies », a-t-il ajouté.

Les moyens de renforcement des liens économiques entre l’Afrique et l’Europe suivant les résolutions de ce dernier Sommet UE-UA ont aussi été abordés au cours de ce moment de partage dit informel par le diplomate européen.

« Les ambassadeurs ici ont eu des échanges informels sur  la base du communiqué final du sommet de Luanda. On a parlé beaucoup sur le commerce, le renforcement des liens économiques entre l’Afrique et l’Europe, mais aussi, on a dit que ces relations ne peuvent pas être des relations d’extraction, c’est-à-dire d’utiliser l’Afrique pour avoir accès aux ressources naturelles, et que l’Afrique demande plus de transformation, plus d’industrialisation, et surtout plus de création d’emplois », a, en outre, expliqué Johan Borgstam.

« Cet échange consiste à évoquer les principales thématiques du dernier sommet Union européenne (UE)-Union africaine (UA), qui s’est tenu, comme vous le savez tous, à Luanda. C’est la septième version. On a commencé cet échange entre les deux continents depuis un quart de siècle. Il est temps de faire le bilan. Donc, nous, nous allons seulement apporter notre modeste contribution en échangeant nos points de vue sur ce dernier sommet », a, pour sa part, déclaré Rachid Agassim, ambassadeur du Maroc, au nom de ses pairs africains à cette rencontre d’échanges débutée jeudi au siège de la Délégation de l’UE, à Kinshasa, capitale congolaise.

« Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif », est le thème de ce 7ème  sommet UE-UA.

Lors de son intervention, le premier jour de ces assises, le Président congolais, Félix Tshisekedi, a demandé de faire le bilan des 25 ans du partenariat Europe-Afrique établi depuis la ville de Caire, en Égypte, avec une attention particulière sur la paix et la sécurité, questions vitales, pour l’avenir des peuples africains et européens.

ACP/C.L.

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