Un parti invite les Congolais à rejeter toute entreprise insurrectionnelle en RDC 

Kinshasa, 23 octobre 2026 (ACP).- L’Alliance des démocrates chrétiens du Congo (Aldec) a invité la population à rejeter toute entreprise insurrectionnelle et menaçant l’unité nationale, après l’annonce de la création d’une rébellion portée par un ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), selon une déclaration consultée vendredi par l’ACP.

« Aldec appelle le peuple congolais à faire preuve de patriotisme, de vigilance citoyenne et de responsabilité. Il l’invite à rejeter toute entreprise insurrectionnelle et toute rhétorique belliqueuse susceptible d’aggraver les divisions, de compromettre la paix ou de menacer l’unité nationale », a-t-on lu dans ce message  politique.

Ce parti politique cher à la députée nationale Adèle Kayinda, condamne avec la plus grande fermeté, tout recours à la force, à la subversion ou à la violence armée comme moyen d’accession au pouvoir et de remise en cause de l’ordre constitutionnel.

« L’Aldec rappelle que l’exercice du pouvoir politique doit s’inscrire dans le cadre de la Constitution et des lois de la République. Aucune ambition politique ne saurait justifier le recours aux armes, la déstabilisation des institutions ou la mise en danger de la vie des citoyens », a indiqué la source.

Selon cette formation politique, la démocratie repose sur le respect des règles établies, la liberté d’expression, la participation citoyenne et la reconnaissance de la volonté souveraine du peuple.

« Toute démarche politique doit, par conséquent, privilégier les mécanismes démocratiques plutôt que la confrontation armée », a estimé ce parti politique, membre de la plateforme présidentielle, « Union sacrée de la Nation » (USN).

Toute refondation véritable implique le respect de l’État de droit et du pacte républicain

En outre, l’Aldec a rappelé que toute refondation véritable doit respecter l’État de droit, le pacte républicain et la dignité humaine.

« Elle doit se construire par le dialogue, la voie des urnes et la consolidation de la paix, et non par un quelconque compromis avec les forces négatives qui endeuillent les populations dans l’Est de notre pays », a estimé le parti de l’élu du territoire de Sandoa, en province du Lualaba.

Pour l’Aldec, la refondation de la nation congolaise doit être comprise comme un processus de consolidation de l’État, de renforcement des institutions, de promotion de la justice et d’amélioration des conditions de vie de la population.

Cette refondation ne peut surtout se réaliser, a-t-il souligné, « au prix de nouvelles violences, de la fragilisation de la République ou de l’aggravation des souffrances des populations déjà éprouvées par les conflits armés ».

Le parti estime que l’avenir de la RDC exige des initiatives responsables, respectueuses des principes républicains et orientées vers la recherche de solutions durables aux défis politiques, sécuritaires et sociaux du pays.

Fidèle à ses valeurs démocratiques, à ses principes républicains et à son éthique chrétienne, l’Aldec, réaffirme son attachement au respect de la Constitution, à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale et à la préservation de la paix. Il réaffirme son soutien aux institutions légalement établies de la RDC, au Président de la République, Félix Tshisekedi, aux Forces armées de la RDC (FARDC) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (Wazalendo), engagés dans la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale.

Le Dialogue démocratique pour préserver l’unité nationale

Par ailleurs, le parti a encouragé les citoyens à demeurer attachés aux valeurs républicaines, au respect des lois et aux mécanismes démocratiques de participation à la vie nationale.

« Il appelle particulièrement les acteurs politiques et sociaux à mesurer la portée de leurs déclarations et de leurs actions, afin d’éviter toute escalade susceptible de compromettre la paix et la stabilité du pays », a rapporté la source.

Le parti de  la ministre d’Etat  honoraire du Portefeuille, conclut en  rappelant que la légitimité du pouvoir d’État repose sur la Constitution, les mécanismes démocratiques et la volonté souveraine du peuple congolais, et non sur le recours aux armes. ACP/ SN

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