Coopération France -RDC : 50 millions d’euros pour l’exécution du projet «Ville durable Boma»

Kinshasa, 6 octobre 2026 (ACP).- Un montant global de 50 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD) a été alloué dans le cadre du  programme «Ville durable»  sur la période 2025-2028 pour accompagner Boma dans sa transformation urbaine dans la province du Kongo Central, dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo(RDC), selon un document parvenu mardi à l’ACP.

«Doté d’un financement global de 50 millions d’euros de l’AFD, dont 10 millions d’euros mis en œuvre par Expertise France et 40 Millions d’euros mis en œuvre par l’Agence nationale d’aménagement du territoire (ANAT), le programme Ville durable se déploie, pour son volet Expertise France, sur la période 2025-2028. Son ambition : accompagner Boma dans sa transformation urbaine et contribuer à faire de Boma une expérience susceptible d’inspirer d’autres villes secondaires», a-t-on lu dans le document du Groupe AFD.

«À l’occasion de la Journée mondiale de l’Habitat, les actions menées dans le cadre du programme + Ville durable + Boma, montrent qu’améliorer les conditions de vie en ville ne consiste pas seulement à construire des infrastructures. Il s’agit aussi de mieux planifier les territoires, renforcer les services publics, anticiper les risques climatiques et donner aux habitants une place dans les décisions qui façonnent leur cadre de vie», a ajouté la source.

Selon la source, l’objectif du projet «Ville durable Boma» est de disposer d’une vision cohérente et à long terme du développement de la ville dont l’ambition se traduit  par l’élaboration de plusieurs outils de planification urbaine, notamment le Plan Local d’Aménagement du Territoire (PLAT), le Plan directeur d’urbanisme (PDU) et le Schéma Directeur de Gestion des Déchets Solides (SDGDS).

Ces outils ,a indiqué le Groupe AFD, doivent permettre de mieux organiser l’occupation et le développement du territoire, d’anticiper les risques d’érosion et d’inondation, d’améliorer la mobilité et les déplacements, de renforcer la gestion des déchets et d’orienter les futurs investissements urbains.

L’enjeu,  selon la source, est de construire une ville capable d’accompagner sa croissance tout en garantissant des services et des infrastructures adaptés aux besoins de ses habitants.

Des infrastructures pour améliorer concrètement le cadre de vie

Par ailleurs, le Groupe AFD a fait savoir que cette transformation urbaine de la ville de Boma se traduit également par des investissements directement visibles dans la ville. La construction ou la réhabilitation de plusieurs équipements publics destinés à renforcer l’accès aux services et à créer de nouveaux espaces de vie.

«Dans le cadre du volet mis en œuvre par Expertise France, ces investissements concernent notamment la Maison des Femmes, la Maison de la Jeunesse et de la Culture et le Complexe sportif du 24 Novembre. Ces infrastructures vont offrir aux habitants des espaces accessibles pour les activités sociales, culturelles, sportives et citoyennes. D’autres interventions sont prévues dans le cadre du volet mis en œuvre par la partie nationale à travers l’ANAT, notamment la réhabilitation de la mairie et des maisons communales, les centres de santé et les écoles, ainsi que la construction de passerelles et l’aménagement de voiries. L’ensemble de ces investissements visent à améliorer l’accès aux services essentiels et à renforcer la capacité de la ville à répondre aux besoins de sa population», a précisé la source.

Journée mondiale de l’Habitat capitalisée dans le projet

Selon la source,  chaque année, la Journée mondiale de l’Habitat invite à réfléchir à la manière dont les villes évoluent et aux conditions nécessaires pour garantir à leurs habitants un cadre de vie adapté, inclusif et durable. En RDC, où l’urbanisation transforme rapidement les territoires, cette réflexion prend une résonance particulière.

«Dans la province du Kongo Central, Boma illustre ces défis. Ancienne capitale de la RDC, la ville connaît une croissance qui accentue les besoins en infrastructures, en équipements publics et en services essentiels suite au vieillissement de certaines infrastructures, les risques d’érosion et d’inondation, ainsi que les enjeux liés à l’organisation et à la maîtrise de l’urbanisation», a poursuivi la source.

Un habitat durable, a signifié le Groupe AFD, ne se résume pas au logement. Il dépend aussi de l’environnement dans lequel vivent les populations : accès aux services, mobilité, équipements publics, gestion des déchets, espaces collectifs, sécurité face aux risques naturels ou encore qualité des infrastructures.

La Journée mondiale de l’Habitat rappelle aussi que les villes durables sont des villes où les habitants peuvent participer aux décisions qui concernent leur environnement quotidien.

A Boma, cette dimension occupe une place importante via des mécanismes de concertation et des campagnes de sensibilisation destinés à favoriser la participation citoyenne. L’objectif est de permettre aux populations d’être informées, consultées et contribuer davantage aux réflexions sur leur cadre de vie et sur l’avenir de leur ville.

Cette participation passe également par les organisations de la société civile.

«Sept organisations bénéficient ainsi, dans le cadre d’un appel à projets, d’un accompagnement financier et technique autour de plusieurs enjeux : amélioration du cadre de vie, inclusion sociale, développement économique local et participation citoyenne dans le cadre d’appel à projet. À Boma, la ville durable se construit donc à plusieurs niveaux : dans les outils de planification, dans les infrastructures, dans les institutions et avec les citoyens (…), le programme Ville Durable Boma montre ainsi qu’anticiper la croissance urbaine, renforcer la résilience et améliorer les services sont autant de leviers pour construire une ville où il fait mieux vivre aujourd’hui, tout en préparant les générations futures», a conclu la source. ACP/ G N

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