Bunia, 14 septembre 2026 (ACP).- Les admissions au Centre de traitement Ebola (CTE) de la zone de santé Mongbwalu en territoire de Djugu en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ont atteint un pic autour de la 25ème semaine épidémiologique, a indiqué lundi à l’ACP une source sanitaire.
« Actuellement, les admissions restent inférieures au pic. Cette situation s’observe, de même que le nombre de décès. La tendance au niveau du CTE semble globalement à la baisse ou à la stabilisation », a déclaré Dr. Diop Elhadji, coordonnateur de la riposte de Médecins sans frontières (MSF) dans l’entité sanitaire de Mongbwalu.
Il a toutefois relevé la persistance de cas positifs malgré la diminution globale des admissions, ainsi qu’une proportion importante de patients admis dont les résultats se révèlent finalement négatifs.
« Depuis l’ouverture du CTE, le 30 août 2026, environ un millier de patients ont été pris en charge. Ils provenaient de six zones de santé, de Bambu, Damas, Kilo, Mangala, Mongbwalu et Nizi. Parmi ces zones, 17 aires de santé ont enregistré au moins un cas positif de maladie à virus Ebola », a-t-il ajouté.
Cependant Dr. Diop Elhadji a expliqué l’arrivée tardive de certains patients au CTE mais également les décès communautaires demeurent encore de défis à relever.
« L’arrivée tardive de certains patients, parfois à un stade clinique avancé, demeure également un défi, tout comme la visibilité encore limitée sur les décès communautaires », a-t-il souligné.
Pour lui, le renforcement de l’adhésion communautaire au référencement précoce vers le CTE reste nécessaire afin d’améliorer la prise en charge des patients et de mieux apprécier l’évolution réelle de l’épidémie.
Le premier cas positif de cette 17e épidémie de maladie à virus Ebola a été identifié dans cette entité minière située à environ 85 kilomètres au nord de la ville de Bunia.
Après plusieurs mois de rumeurs faisant notamment état d’un cercueil qui serait à l’origine de plusieurs décès dans la communauté, il a fallu attendre les résultats des analyses diagnostiques réalisées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) pour confirmer la présence du virus Ebola, souche Bundibugyo, rapelle t-on. ACP/NM

