Sud-Ubangi : plus de 300 doses de vaccin dépêchées contre Ebola (ministre de la santé)

Kinshasa, 14 septembre 2026 (ACP).-  Plus de 300 doses de vaccins ont été envoyées dans la province du Sud-Ubangi au nord-ouest de la République démocratique du Congo pour assurer la riposte contre la maladie à virus Ebola dans cette province, a annoncé lundi, le ministre de la Santé publique.

« …Nous avons envoyé plus de 300 doses de vaccins parce que nous connaissons le nombre des personnes que nous allons vacciner, nous avons envoyé les médicaments », a déclaré Dr. Roger Samuel Kamba, ministre de la Santé.

« Pour l’instant nous connaissons pratiquement tous les contacts, ceux qui l’ont pris en charge et ceux qui étaient avec lui dans le bateau. Nos équipes sont partis ce matin pour aller d’une part, prendre en charge tous les cas contacts que nous avons déjà listés, traités et éventuellement vaccinés  », a-t-il ajouté.

Il a fait savoir que ces cas détectés dans la province du Sud-Ubangi n’est pas autochtones. Il s’agit d’un jeune homme ayant 23 ans révolu qui était en voyage.

« C’est un cas qui est arrivé malheureusement au Sud-Ubangi, un jeune homme de 23 ans qui est parti de Kamanyola au Sud-Kivu et … accompagné de sa belle-sœur et de l’enfant de sa belle-sœur et qui ayant passé par le Rwanda, l’Ouganda et entré au pays par  l’ituri, Bunia et passer par Kisangani et finalement, est arrivé à Akula le 3 septembre et décédé de la MVE », a-t-il expliqué.

Le ministre a indiqué que ce jeune a commencé à présenter les signes de la MVE quand il était dans le bateau en partance vers Lisala.

Puis qu’il s’agit d’un cas importé,  Dr Kamba a indiqué que la riposte va reposer sur la stratégie utilisée dans les provinces de la Tshopo et du Bas-Uele  qui consiste à traiter les malades et les personnes en contact pour éviter la propagation.

« Aujourd’hui nous pouvons dire que nous pouvons maîtriser cette épidémie par ce que  nous n’avons pas de cas autochtones quand bien même  les personnes qui vont soigner pourraient développer la maladie. Nos équipes arrivent aujourd’hui pour faire la même stratégie que la Tshopo et donc stopper la propagation éventuellement », a-t-il précisé.

Face à cette situation, le ministre a invité les chefs du village à signaler les cas de la MVE aux structures sanitaires pour éviter toute propagation.

Il a, en outre, invité la population à effectuer des enterrements sécurisés de leur proche tout en évitant de toucher aux cadavres. ACP/ Daw.

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