Bunia, 27 août 2026 (ACP).– Cent cinquante (150) formateurs des formateurs de la province éducationnelle de l’Ituri 1, au nord-est de la République démocratique du Congo, ont été outillés pour contribuer à la prévention, à la détection précoce des alertes et à l’orientation des cas d’Ebola vers les structures sanitaires, a constaté jeudi l’ACP.
« Cette formation vise à outiller les acteurs du secteur éducatif afin qu’ils puissent contribuer efficacement à la prévention, à la détection précoce des alertes et à l’orientation des cas vers les structures de santé, tout en veillant au bien-être psychologique des enfants et des enseignants », a déclaré le Dr Doudou Kalima, psychologue, chef du pilier Santé mentale et soutien psychosocial, et point focal au sein du Système de gestion des incidents (SGI).
« Cette session est axée sur quatre stratégies majeures retenues par la riposte pour sécuriser la rentrée scolaire. Il s’agit notamment du renforcement de la surveillance, de la prévention et du contrôle des infections, du soutien psychosocial ainsi que de la communication sur les risques et l’engagement communautaire (CREC) », a-t-il ajouté.
Selon le Dr Kalima, le premier axe vise à renforcer la surveillance à travers une alerte précise et le référencement rapide des cas suspects vers les structures de santé.
Le deuxième met l’accent sur la prévention et le contrôle des infections (PCI), avec une attention particulière aux mesures d’hygiène dans les établissements scolaires.
Le troisième axe, a-t-il soutenu, concerne la mise en place de dispositifs de santé mentale et de soutien psychosocial, notamment la formation des enseignants sur les mesures de prévention de la stigmatisation, afin de préserver le bien-être des élèves et du personnel enseignant.
M. Kalima a indiqué que le quatrième axe porte sur la communication des risques et l’engagement communautaire. Cette approche vise à impliquer davantage les communautés et à faire des acteurs du secteur éducatif des ambassadeurs capables de promouvoir les comportements favorables à la prévention et à la riposte contre Ebola.
« Nous voulons que chaque formateur puisse, à son tour, transmettre ces connaissances dans les écoles et contribuer à créer un environnement scolaire sûr, où la surveillance, l’hygiène, la prévention et la protection psychosociale occupent une place importante », a-t-il fait savoir.
Les 150 participants sont appelés, à l’issue de cette session, à assurer la restitution des connaissances acquises auprès des enseignants et autres acteurs éducatifs de leurs ressorts respectifs, afin de renforcer la vigilance dans les établissements scolaires à l’approche de la rentrée.
À travers cette initiative, la Coordination générale de la riposte contre Ebola, en collaboration avec le secteur de l’éducation, entend faire des écoles des espaces mieux préparés à prévenir les risques de transmission et à accompagner les enfants dans un contexte marqué par l’épidémie.
ACP/DT

