Bunia, 13 août 2026 (ACP).– La détection tardive de l’épidémie de la maladie à virus Ebola en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), figure parmi les facteurs expliquant la progression actuelle des cas, a déclaré jeudi à l’ACP une épidémiologiste de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
« L’épidémie a été détectée tardivement, alors que plusieurs chaînes de transmission étaient probablement déjà actives. Les analyses génomiques suggèrent que la transmission aurait pu débuter dès février 2026, tandis qu’une récente étude anthropologique suggère que des cas compatibles pourraient avoir été présents dès début janvier », a expliqué la Dr Ana Hoxha.
D’après cette spécialiste, une partie de la transmission serait également restée non détectée dans certaines zones, permettant au virus de circuler avant l’identification des cas et la mise en œuvre des mesures de riposte.
La Dr Ana a précisé que l’augmentation actuelle du nombre de cas traduit à la fois l’apparition de nouvelles infections et l’identification progressive de chaînes de transmission qui existaient déjà au sein des communautés.
« Une partie de la transmission est également probablement restée non détectée dans certaines zones », a-t-elle ajouté, soulignant l’importance du renforcement de la surveillance épidémiologique pour identifier rapidement les nouvelles chaînes de contamination.
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