Ebola : la sécurisation des équipes de riposte au centre d’une réunion à Kisangani

Kisangani, 26 août 2026 (ACP).- La sécurisation des équipes de la riposte victime d’actes de vandalisme et de barbarie depuis l’apparition de l’épidémie d’Ebola a été au centre d’une réunion, mercredià Kisangani, province de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, présidé par le ministre provincial de la santé.

« Il est temps de réfléchir autour de la sécurisation des équipes de riposte sur le terrain et la mise en application des mesures prises par les autorités tant à l’échelle nationale que provinciale, pour freiner la propagation de l’épidémie », a declaré Dr Simon Bokongo, ministre provincial de la santé et coordonnateur du comité provincial de riposte contre Ebola.

« Parce que la riposte se caractérise par l’insécurité où on enregistre la perte des matériels mis à la disposition des quipes du terrain et que ces dernières sont limitées dans leur travail par le refus des communautés, il faut y remédier », a-t-il ajouté tout en fustigeant l’attitude de la population qui selon lui, ne perçoit pas encore le risque de l’éclosion de l’épidémie dans la Tshopo.

Aussi, il a souhaité que lors de descente sur terrain des équipes voir des partenaires dans leur intervention, que les éléments de la police voir de l’armée soient associés afin de sécuriser la riposte.

En outre le patron du secteur de la santé en province de la Tshopo, a fait savoir que pour que la riposte soit efficace, les moyens mis pour que le travail soit bien fait devrait réellement être libéré.

« S’il y’a des moyens financiers qui ont été mis à la disposition des prestataires contre l’épidémie, qu’ils soient palpables. J’ai des difficultés pour maîtriser ce qui se passe sur le terrain. Même la DPS ne sais pas partager des informations avec le ministère provincial de la santé. Nous avons besoin de soutien des partenaires. Jusqu’à présent il n’y a que l’agence de coopération belge (Enabel) qui a déjà mis à la disposition du ministre provincial le protocole de son intervention, voire même le budget qu’elle dispose », a renchéri le ministre provincial de la santé.

Réagissant aux propos du ministre en rapport avec le partage d’informations, certains partenaires ont fait savoir qu’ils étaient prêt à les partager, moyennant une correspondance officielle à adresser à leurs hiérarchie, tout en recommandant une conférence de presse chaque semaine, où le gouverneur aura à s’exprimer au sujet de l’épidémie, pour renforcer le travail de changement de comportement de la part es communautés.

La situation épidémiologique dans la province de la Tshopo est restée jusque-là statique, avec 15 cas positif dont 13 importés de Nia-Nia, dont sept (7) décès. ACP/KIS/BOF.

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