Kinshasa, 4 novembre 2026 (ACP).- Le gouvernement à travers le ministère des Affaires sociales, a lancé mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC), le volet social du projet STAR-RDC, afin de prendre en compte le volet social de l’épidémie d’Ebola,
selon un communiqué parvenu mercredi à l’ACP.
« Ebola frappe bien au-delà de la santé. La maladie bouleverse la vie familiale, interrompt la scolarité, fragilise les moyens de subsistance. Notre réponse doit donc prendre en compte l’ensemble de ces conséquences humanitaires et sociales », a déclaré Ève Bazaiba Masudi, ministre d’État en charge des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale.
Financé par la Banque mondiale, ce mécanisme prévoit une enveloppe de 250 millions de dollars américains pour la mise en œuvre du projet STAR-RDC sur une période de cinq ans, allant du 30 décembre 2022 au 30 décembre 2027.
Dans le cadre de la riposte contre Ebola, un volet spécifique de huit mois, prévu du 25 septembre 2026 au 30 avril 2027, vise à apporter une assistance à au moins 225.000 personnes réparties dans 15.000 ménages affectés par l’épidémie.
Les interventions sont notamment prévues dans les provinces de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de l’épidémie, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Une assistance axée sur les communautés vulnérables
Pour sa part, la coordonnatrice générale du projet STAR-RDC, Brigitte Kapinga Sanda, a insisté sur la nécessité d’une intervention rapide, structurée et adaptée aux besoins des populations les plus vulnérables, dans un contexte marqué par la transmission active de la maladie et les risques de propagation géographique.
La Banque mondiale a, de son côté, salué les efforts de l’équipe nationale de riposte ainsi que la mobilisation des partenaires techniques et financiers, soulignant l’importance de la confiance communautaire et du renforcement de la résilience des populations, particulièrement des femmes.
Le dispositif prévoit également une stratégie de communication multisectorielle reposant sur les médias traditionnels, les plateformes numériques et la sensibilisation de proximité, en vue de renforcer les connaissances sur la prévention et de lutter contre les rumeurs et les résistances communautaires.
Dans cette perspective, le pasteur Moïse Matuta et l’artiste musicien Reddy Amisi ont été associés à l’initiative comme porte-voix de la sensibilisation, afin de relayer les messages de prévention auprès des populations.
À la clôture des travaux, la ministre d’État a insisté sur la transparence dans la gestion des ressources, la synergie entre les secteurs concernés et l’implication des communautés. Elle a également appelé les élus des provinces touchées à accompagner les activités de sensibilisation et à favoriser l’adhésion des populations aux interventions de la riposte.
Les prochaines étapes de cette mobilisation sont annoncées notamment à Bunia, Kisangani, Isiro, Buta et Beni, en vue de traduire les engagements pris à Kinshasa en interventions concrètes auprès des ménages affectés.
À travers sa vision ministérielle « Sourire, Réconfort et Espoir », Mme Bazaiba entend placer les personnes vulnérables au centre de cette assistance, notamment par le soutien aux familles éprouvées et la restauration des moyens de subsistance.
Elle a conclu en affirmant que la réussite de cette initiative se mesurera au nombre de personnes effectivement soutenues, à la pertinence de l’assistance apportée et à la confiance que les communautés placeront dans l’action du gouvernement. ACP/Mbam

