Isiro, 16 septembre 2026 (ACP).– Une baisse légère des cas de décès et d’enterrements dignes et sécurisés (EDS) des victimes d’Ebola, dans l’ensemble des zones de santé touchées par l’épidémie dans la province du Haut-Uele, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo, a été évoquée mercredi à l’ACP par le président provincial de la Croix-Rouge.
« Aujourd’hui, nous constatons que la courbe des cas d’EDS sur l’étendue de la province commence à prendre une trajectoire descendante. Au début de l’épidémie, nous n’avions pratiquement pas de repos : nous pouvions réaliser six à sept EDS par jour. Aujourd’hui, nous en réalisons trois à quatre par jour », a déclaré Coco Abome, président provincial de la Croix-Rouge. Le responsable des volontaires secouristes a fait savoir que cette évolution constitue un indicateur important de la diminution progressive des décès qui occasionnent l’organisation des enterrements dignes et sécurisés dans les zones affectées par l’épidémie.
« Il y a des zones de santé, notamment Bomamangbetu, qui ont déjà passé plus d’une semaine sans enregistrer un seul cas de décès ni d’enterrement digne et sécurisé (EDS) », a-t-il ajouté. Il a toutefois souligné l’importance de maintenir les mesures de prévention et de contrôle de l’infection, malgré cette évolution favorable. Il a appelé la population à continuer de respecter les consignes sanitaires, notamment celles relatives à l’interdiction formelle de manipulation de cadavres et à l’inhumation sécurisée des personnes décédées, afin de limiter les risques de transmission du virus Ebola.
Les Enterrements dignes et sécurisés (EDS) constituent l’un des dispositifs essentiels de la riposte contre Ebola. Ils permettent aux équipes spécialisées de procéder à l’inhumation des personnes décédées dans le respect des mesures de biosécurité, tout en tenant compte de la dignité humaine, des familles et des communautés.
ACP/C.A./ BAN

