ISTL/Lubumbashi : les chercheurs appelés  à publier dans des revues scientifiques crédibles  

Lubumbashi, 14 mars 2026 (ACP).- Les chercheurs de l’institut supérieur technique de Lubumbashi (ISTL), province du Haut-Katanga dans le sud-est de la République démocratique du Congo, ont été appelés à publier les résultats de leurs recherches dans des revues scientifiques crédibles afin de renforcer leur visibilité et leur crédibilité académique, lors d’une communication consacrée à la rédaction scientifique et au classement des revues, a appris samedi l’ACP de source académique.

« Sur le plan scientifique, il ne suffit pas seulement de produire des actes de colloques et des journées scientifiques. Ce sont surtout les articles scientifiques qui permettent aux chercheurs d’être reconnus », a indiqué le Professeur ordinaire Nyembo Kimuni Lucien, reprenant l’adage souvent cité dans le monde académique : « publier ou périr ».

Il a expliqué que limiter la diffusion des travaux dans les annales d’une institution restreint leur visibilité, car ces publications restent souvent connues uniquement au sein de l’établissement ou de la province. En revanche, la publication dans des revues scientifiques reconnues permet de faire connaître les résultats de recherche à l’échelle internationale.

Il a également mis en garde les chercheurs contre les revues dites prédatrices, qui publient des articles sans véritable évaluation scientifique. Il a insisté sur l’importance de choisir des revues crédibles, un facteur déterminant pour la carrière et l’impact scientifique d’un chercheur.

Abordant les principes de la rédaction scientifique, il a indiqué que celle-ci repose sur des règles précises, notamment l’usage approprié des temps verbaux, la suppression des expressions émotionnelles et la recherche d’une écriture claire et objective. Selon lui, un article scientifique doit respecter trois exigences fondamentales : la précision dans la description du matériel, des méthodes et des résultats, la clarté dans l’utilisation d’un langage simple et compréhensible, ainsi que la concision dans la présentation des idées.

« La structure universellement utilisée pour la rédaction des articles scientifiques, connue sous l’acronyme IMRED, qui comprend l’introduction, le matériel et méthodes, les résultats et la discussion. Cette organisation permet de faciliter la compréhension des travaux et d’augmenter les chances de publication dans les revues scientifiques internationales », a dit le professeur ordinaire Nyembo Kimuni Lucien

« J’encourage les chercheurs à surmonter les difficultés liées à la rédaction afin de rendre publics les résultats de leurs travaux et contribuer ainsi à l’avancement de la science », a-t-il conclu. ACP/C.L.

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