Ituri : ateliers d’ajustage migrent vers des groupes électrogènes faute d’énergie électrique

Bunia, 18 janvier 2026 (ACP). – Plusieurs ateliers d’ajustage et de soudure de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo) recourent désormais aux groupes électrogènes pour poursuivre leurs activités, en raison de la hausse des factures d’électricité et des coupures récurrentes, s’est confié samedi à l’ACP un ajusteur lors d’un entretien.

« Face à la hausse des factures d’électricité du courant, beaucoup d’ateliers d’ajustage n’ont pas eu d’autre choix que de recourir aux groupes électrogènes pour maintenir leurs travaux. Cette alternative, bien que coûteuse, permet aux artisans de respecter les délais et de répondre aux besoins de la clientèle », a déclaré Jean-Pierre Peko, ajusteur rencontré au quartier Nyakasanza.

Selon lui, » L’usage des groupes électrogènes est devenu indispensable pour assurer la continuité des activités, les machines restant à l’arrêt en l’absence d’électricité« 

M. Peko a toutefois déploré le poids du carburant, qui augmente sensiblement les charges de fonctionnement des ateliers constituant ainsi un véritable défi pour ce métier qui facilite l’encadrement de plusieurs jeunes jadis qui vivaient dans l’oisiveté.

Cette situation a-t-il relevé « affecte particulièrement les quartiers à forte concentration d’artisans, où la hausse des coûts énergétiques et les interruptions prolongées d’électricité freinent la production et réduisent les revenus« 

Même son de cloche du côté Bosco Lendu un autre ajusteur a affirmé que ces dépenses supplémentaires ont un impact direct sur les prix des services proposés à la clientèle.

Face à cette triste réalité ces ajusteurs  ont plaidé pour l’implication du gouvernement provincial pour que de solutions idoines et durables soient trouvées pour soutenir cette activité qui a un impact sur la population. ACP/C.L

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