Bunia, 09 février 2026 (ACP).– L’évolution satisfaisante des travaux de construction de l’église et du presbytère au chef-lieu du territoire d’Irumu a été saluée dimanche par l’évêque du diocèse de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri(Nord-est de la République Démocratique du Congo), a appris l’ACP lundi de source confessionnelle.
«Je suis particulièrement heureux de voir que les travaux de construction de l’église et du presbytère avancent bien. C’est un signe clair que vous aimez votre église et brûlez d’un ardent désir de devenir paroisse. Construire une église, ce n’est pas seulement élever de beaux édifices, c’est surtout construire les cœurs unis et une communauté qui marche ensemble», a déclaré l’évêque du diocèse de Bunia, Mgr Dieudonné Uringi, lors de la célébration eucharistique à l’occasion de la fête patronale du secteur d’implantation pastorale Sainte Bakhita.
il a exhorté les fidèles catholiques d’Irumu-centre à tirer profit de l’encadrement pastoral existant, les invitant à participer activement aux célébrations et aux activités ecclésiales, seul moyen, a-t-il insisté, de renforcer la communion et la maturité spirituelle de la communauté.
Évoquant sainte Joséphine Bakhita, choisie comme patronne de cette future paroisse, Mgr Uringi a rappelé son parcours marqué par la souffrance, mais aussi par une foi inébranlable, appelant les croyants à demeurer patients, fidèles et pleins d’espérance malgré les épreuves.
Il a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance aux prêtres, catéchistes, membres des conseils, bienfaiteurs et personnes de bonne volonté qui œuvrent sans relâche pour l’implantation pastorale, affirmant que leurs efforts sont vus de Dieu et appréciés par l’église diocésaine.
Prenant la parole, l’administrateur militaire du territoire d’Irumu, le colonel Jean Siro Nsimba, a mis en exergue l’implication personnelle de l’évêque dans le développement spirituel et social de sa juridiction administrative, estimant que ses messages de paix ont contribué à l’amélioration progressive de la situation sécuritaire, malgré l’activisme persistant des ADF.
Il a enfin encouragé un opérateur économique local à poursuivre son appui aux œuvres sociales, notamment la construction des presbytères, de l’église et des écoles au chef-lieu, tout en souhaitant l’extension de ces actions de développement à d’autres entités du territoire d’Irumu.
Retour sur l’origine de la fête
La fête de Sainte Joséphine Bakhita, célébrée le 08 février de chaque année, honore la sainte soudanaise (1869-1947), esclave devenue religieuse canossienne. Canonisée en 2000, elle est la patronne des victimes de la traite, symbolisant le pardon, la résilience et la liberté face à l’oppression.
Née au Darfour, enlevée et torturée, surnommée Bakhita (« la chanceuse »), elle découvre Dieu en Italie, où elle est baptisée en 1890.
Le 8 février est également la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des êtres humains, instaurée par le Pape François pour sensibiliser sur ce fléau contemporain. ACP/JF

