Bunia, 23 Août 2025 (ACP).- La réalisation d’un examen post-mortem obligatoire des animaux provenant des zones touchées par des épidémies, avant leur abattage, pour garantir la sécurité des consommateurs, a été recommandé samedi par un nutritionniste de de Bunia, Chef-lieu de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un entretien avec l’ACP.
« La réalisation d’un examen post-mortem obligatoire des animaux issus des zones touchées par des épidémies, avant leur abattage, est un gage de confiance et de traçabilité pour le consommateur, évitant ainsi les risques sanitaires potentiels liés à la consommation de produits contaminés garantissant ainsi une chaîne alimentaire », a déclaré le nutritionniste Prince kasereka.
Il a ensuite souligné que son appel résulte d’une épidémie d’origine encore inconnue qui affecte les animaux domestiques depuis plusieurs semaines dans la chefferie de Walendu Bindi, en territoire d’Irumu dont les zones les plus touchées incluent celles aux alentours du lac Albert ainsi que l’axe Mont Bleu, dans le groupement Zadhu, où plusieurs troupeaux de chèvres sont déjà décimés.
En outre, il a indiqué que la réalisation d’examens post-mortem permettra d’évaluer l’état sanitaire des animaux, précisant que si certains d’entre eux présentent des symptômes révélateurs, ils seront envoyés pour être abattus dans les jours ultérieurs.
Afin de prévenir les risques, le nutritionniste Prince Kasereka a exhorté les consommateurs à veiller à la traçabilité de la viande qu’ils achètent sur le marché, c’est-à-dire de s’assurer que l’animal a été abattu dans un abattoir agréé, en respectant toutes les normes sanitaires, et que les documents attestant de cette conformité sont disponibles.
Enfin, il a lancé un appel au gouvernement à travers la division provinciale de pêche et élevage à intensifier les efforts pour renforcer les mesures de sécurité sanitaire animale afin de protéger non seulement la santé des animaux, mais également celle des consommateurs. ACP/UKB

