Kasaï-Oriental : le respect des principes de la bonne gouvernance, indispensable pour le développement (Un scientifique)

Mbujimayi, 27 décembre 2025 (ACP). – Le respect des principes de la bonne gouvernance a été jugé indispensable pour le développement de la province du Kasaï-Oriental, au centre de la République démocratique du Congo, par un professeur de l’Université officielle de Mbujimayi, a appris samedi l’ACP au cours d’un entretien.

« Moi je pense que ces incompréhensions sont nécessairement dues au fait qu’on ne respecte pas les principes de la bonne gouvernance. Si on respectait ces principes : la transparence, la responsabilité, la participation, l’efficacité, l’équité, et l’état de droit, le problème de développement ne se poserait pas. Mais si réellement les principes de la bonne gouvernance sont respectés, le Kasaï pourra investir, le Kasaï pourra voir comment est-ce qu’on peut songer à son développement« , a déclaré Richard Mukendi Bunana, docteur en Sciences de l’information et de la communication et professeur à l’Université officielle de Mbujimayi.

« Le Kasaï-Oriental, c’est l’une des provinces pauvres, dont plus de la moitié vit en deçà du seuil de la pauvreté. Ça c’est connu de tous. Les gens n’ont pas assez d’argent pour contribuer, par exemple, aux fonds qui doivent faire l’État. Alors pour son développement, on recourt plus à la rétrocession, les fonds alloués à la province par le gouvernement central. Et la seule société qui semble encore tenir, la SACIM (Société Anhui Congo pour le développement minier), malheureusement ça constitue la pomme de discorde entre l’exécutif et l’assemblée provinciale« , a-t-il ajouté.

 Le professeur Richard Mukendi Bunana a par ailleurs, apprécié l’installation d’un comité provincial de développement pour la gestion des biens publics. Aussi a-t-il signalé qu’un bon usage de ces biens demeure un atout.

« Heureusement depuis le mois de novembre, j’ai appris qu’on a mis en place le comité provincial de développement, le CPD. Je crois que c’est une très bonne chose, que les biens publics soient gérés par un comité. Mais encore là il faut dire que ce comité-là devra faire la différence entre les biens publics et les biens privés », a-t-il poursuivi.  

ACP/C.L.

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