Bandundu, 10 juin 2026 (ACP).- Un plaidoyer pour le désenclavement de la contrée et la relance des activités économiques a été mené mercredi auprès des autorités congolaises par des opérateurs économiques et des habitants de Dima-Lumbu, à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC).
« Notre plus grand problème est l’impraticabilité des routes. Pendant la saison des pluies, certains véhicules refusent même de desservir la cité. Cela affecte fortement les activités économiques et les conditions de vie de la population », a déclaré le chef de quartier adjoint, Muzir Kasis.
« Nous avons l’électricité 24 heures sur 24, ce qui constitue un avantage considérable. Malheureusement, cette énergie n’est pas suffisamment valorisée faute d’industries capables de créer de l’emploi et de transformer nos produits locaux », a-t-il ajouté.
Kasis a souligné que Dima-Lumbu, une cité située à environ 12 kilomètres de Bandundu dispose pourtant de plusieurs atouts susceptibles de contribuer au développement de la province du Kwilu.
« Outre la disponibilité permanente de l’énergie électrique, la cité bénéficie d’une position stratégique grâce à son poste portuaire donnant accès à la rivière Kasaï. Cependant, malgré ses importantes potentialités économiques, elle demeure confrontée à de nombreuses difficultés qui freinent son développement », a-t-il expliqué.
Le chef de quartier adjoint a relevé que leur principale préoccupation reste l’état de dégradation avancée des routes reliant cette cité à Bandundu-ville et ses environs, rendant difficile l’évacuation des produits agricoles et l’approvisionnement en biens de première nécessité.
Face à cette situation, il a appelé les autorités provinciales et nationales, ainsi que les partenaires au développement, à accompagner les initiatives de désenclavement et de valorisation des ressources locales afin de faire de Dima-Lumbu un véritable pôle de croissance économique au bénéfice de la province.
De son côté, Mme Sabine Mabanza, une commerçante locale, a indiqué la nécessité d’investir dans les infrastructures de production et de transformation, soulignant que l’enclavement constitue un obstacle majeur à l’expansion du commerce local.
« Les coûts de transport sont élevés à cause de l’état de la route. Cela augmente les prix des marchandises et réduit le pouvoir d’achat de la population. Si la route était réhabilitée, les échanges commerciaux seraient plus dynamiques », a-t-elle fait savoir. ACP/Makila/BBT

