Beni, 14 août 2026 (ACP).- Les membres du mouvement « Rien sans les femmes » de Beni, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo(RDC), ont été renforcés vendredi en capacités sur la compréhension d’Ebola, lors d’un atelier organisé avec l’appui financier de l’Unicef.
« Nous venons de participer à une session de renforcement des capacités destinée aux femmes du mouvement Rien sans les femmes de Beni, axée sur la compréhension de la maladie à virus Ebola », a indiqué Gisèle Kavugho, représentante de l’organisation Femmes unies pour le développement et l’environnement productif (Fidep), membre de ce mouvement féminin.
Cette activité qui vise l’implication de la femme dans la conscientisation communautaire sur la maladie à virus Ebola a bénéficié de l’appui de l’Unicef avec l’accompagnement technique de la Communication des risques et engagement communautaire (CREC) zonale et provinciale.
La formation a notamment porté sur l’historique de la maladie à virus Ebola apparue en 1976 dans la région de l’Équateur, ainsi que sur les principaux piliers de la riposte, notamment la communication des risques et l’engagement communautaire (CREC), la prévention et le contrôle des infections (PCI), les inhumations dignes et sécurisées et la prise en charge médicale, auxquels s’ajoutent la surveillance et la prise en charge psychosociale.
« Un point essentiel que nous avons retenu est la nécessité de sensibiliser nos communautés aux méthodes de prévention et de protection », a souligné Mme Kavugho qui a notamment cité le lavage régulier des mains parmi les mesures de prévention.
Elle en a ainsi appelé à installer des dispositifs de lavage des mains aux entrées des habitations et dans les espaces de réception.
« En tant que membre de Fidep, je m’engage personnellement, et toutes les participantes se sont également engagées, à sensibiliser nos paires au sein des associations et mutuelles, ainsi que les jeunes », a-t-elle déclaré.
Multiplication des activités de sensibilisation dans les milieux féminins
Pour matérialiser les connaissances acquises, les activités de sensibilisation seront également menées auprès des services étatiques, dans les communes où travaillent les femmes, ainsi qu’auprès des femmes lors des consultations prénatales et postnatales et pendant les campagnes de vaccination des enfants.
De son côté, Mme Milka Kavira participante à l’atelier, a relevé l’importance des connaissances acquises sur la protection individuelle et la prévention de la propagation du virus Ebola au sein de la communauté.
« Cette session nous a permis d’acquérir des connaissances approfondies sur les méthodes de protection individuelle et les stratégies pour prévenir la propagation du virus Ebola au sein de la communauté », a-t-elle dit.
Mme Kavira a indiqué que les participantes se sont engagées à relayer ces connaissances auprès des communautés, tout en contribuant à la lutte contre les rumeurs relatives à la MVE diffusées notamment sur les réseaux sociaux.
« Nous avons également été formées à identifier et à contrer les rumeurs infondées qui circulent sur les réseaux sociaux concernant la maladie à virus Ebola, en privilégiant la diffusion d’informations véridiques et fiables », a-t-elle expliqué, avant d’annoncer que les actions de sensibilisation seront menées notamment dans les églises, les communes et les quartiers, afin d’informer les femmes sur les risques liés à la MVE et les moyens de prévention.
La lutte contre la 10ème épidémie de la maladie à virus Ebola, déclarée en 2018, s’était heurtée à une résistance populaire, prolongeant ainsi la durée de cette intervention. Ce n’est qu’à la suite d’une prise de conscience collective que les équipes d’intervention ont réussi à éradiquer cette maladie dans la région de Beni et Butembo, communément appelée Grand Nord.
ACP/Jb K/kms

