Kisangani, 12 juillet 2026 (ACP).- Les zones de santé de Makiso, Mangobo et Lubunga concentrent les quatre cas confirmés d’Ebola enregistrés à Kisangani, chef-lieu de la province de Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), où deux décès, 40 cas suspects et 129 contacts ont été présentés dimanche par la Division provinciale de la santé.
« Les quatre cas confirmés sont répartis dans trois zones de santé, dont deux à Makiso Kisangani, un à Mangobo et un à Lubunga. La ville enregistre également deux décès, quarante cas suspects et cent vingt-neuf contacts cumulés », a déclaré docteur Bienvenu Ikomo, chef de division provinciale de la Santé de Tshopo.
Ces données montrent que Makiso Kisangani demeure l’épicentre de l’épidémie avec deux cas confirmés, 18 cas suspects, deux décès et 27 contacts actifs. Mangobo compte un cas confirmé, quatre cas suspects et 35 contacts actifs, tandis que Lubunga enregistre un cas confirmé, trois cas suspects et 12 contacts actifs. Les autres zones de santé, notamment Tshopo, Kabondo, Bafwasende, Basali et Wanierukula, ne comptent pas de cas confirmés à ce stade, mais restent sous surveillance en raison des cas suspects recensés et du risque de propagation.
« La transmission communautaire et nosocomiale demeure possible dans les zones de santé de Makiso Kisangani, Mangobo et Lubunga. Les zones frontalières, notamment Bafwasende et Waniarukula, sont également considérées comme à risque élevé en raison de leur proximité avec Niania, en Ituri » a-t-il précisé.
La division provinciale de la santé a également signalé que 45 alertes ont été enregistrées jusqu’au 10 juillet 2026, dont 30 investiguées et 25 validées comme cas suspects. Tous les échantillons des cas suspects ont été prélevés pour analyses. Les autorités sanitaires poursuivent le suivi des contacts, le renforcement de la surveillance épidémiologique ainsi que les activités de prévention afin d’éviter une flambée de grande ampleur dans cette agglomération d’environ 1,6 million d’habitants.
« Le risque d’expansion rapide de l’épidémie demeure élevé en raison des liaisons routières, fluviales et aériennes reliant Kisangani à plusieurs provinces du pays. Les équipes de riposte restent mobilisées avec l’appui des partenaires techniques et financiers pour contenir la propagation du virus », a conclu le chef de division provinciale de la Santé.
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