Inongo, 31 août 2026 (ACP).- La communauté a été appelée lundi, à Inongo, province du Maï-Ndombe, dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo(RDC), par une Ong, à être actrice des actions climatiques, lors d’un entretien.
« Notre conviction est simple : les communautés ne doivent pas être uniquement bénéficiaires des actions climatiques, elles doivent en être des actrices et des décideuses », a dit Paulin Lokonda, président de l’actions des jeunes pour la protection de l’environnement et le développement durable (AJPEDD)
« L’une des principales leçons que AJPEDD tire de cet atelier est que les politiques et actions climatiques ne peuvent être véritablement efficaces que si elles prennent en compte les réalités, les besoins et les capacités de différentes catégories de la population », a-t-il ajouté, recommandant également le renforcement des capacités locales en agroécologie, agroforesterie, restauration des écosystèmes et gestion durable des ressources naturelles.
Il a expliqué que les acquis de l’atelier sur l’intégration de l’égalité de genre et de l’inclusion sociale (Egis) dans les processus du Plan national d’adaptation (Pna) seront adaptés aux réalités du Maï-Ndombe, notamment à la dépendance des communautés aux forêts, aux terres, aux ressources en eau et aux activités agricoles.
Paulin Lokonda a préconisé des consultations communautaires, des diagnostics participatifs et la création d’espaces de dialogue permettant aux groupes vulnérables de participer aux décisions climatiques.
Pour concrétiser cette démarche, l’Ong prévoit de partager les connaissances acquises avec les organisations de la société civile, les associations de jeunes et de femmes, les acteurs communautaires et les autres parties prenantes du secteur, à travers des sessions de formation et de sensibilisation adaptées au contexte provincial.
Cette Ong attend ainsi mettre en place un plan d’action provincial reposant sur la restitution des formations, la sensibilisation des acteurs locaux, le renforcement des capacités des organisations communautaires et la création d’espaces de dialogue inclusifs, afin de contribuer à une gouvernance climatique plus juste et adaptée aux réalités du Maï-Ndombe.
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