Mambasa, 07 février 2026(ACP).-17 208 déplacés, dont 521 enfants hors circuit scolaire, sont enregistrés en territoire de Mambasa, en Ituri(nord-est de la République démocratique du Congo), en raison de la persistance de l’insécurité dans les chefferies de Babila Babombi et Bakwanza, selon un rapport d’un organisation de droits humains.
« 17 208 personnes déplacées ont fui leurs milieux d’origine, aussi bien de l’Est que de l’Ouest du territoire, par crainte des groupes armés actifs dans la zone. Ces déplacés sont principalement installés dans plusieurs localités, notamment Sita Rudi, Mikanya, Ndioka, Kadika, Lisoma, Elake, ETA Crédit, Matolo, Bandenge, Makilima, Lyanga, Pamedi, Luhindi, Lelesi, Ilimba, Mapili, Ngubo, Ngelia, Mongali, Centrale, Mambau et Nakota », rapporte les données documentées par l’Ong Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), antenne de Mambasa.
« Sur le plan éducatif, 521 enfants sont actuellement privés d’école, faute de moyens financiers et de conditions favorables à la scolarisation. Une situation qui expose ces enfants à des risques accrus de délinquance juvénile, de travail précoce et de marginalisation sociale, compromettant ainsi leur avenir », ajoute la source.
D’après la CRDH, ces populations déplacées vivent sans abris adéquats ni assistance humanitaire, dans des conditions jugées inhumaines. De nombreuses familles déplacées peinent à satisfaire les besoins élémentaires, notamment l’alimentation, les soins de santé et la protection des enfants.
Cette situation, poursuit la source, favorise l’émergence de plusieurs formes de vulnérabilité sociale et d’abus dans les zones d’accueil où 18 cas de troubles mentaux sont notifiés consécutivement à la perte de moyens de subsistance, à l’exposition, à la violence et au déplacement forcé.
Face à cette situation jugée alarmante, la CRDH lance un appel pressant aux autorités provinciales et nationales, ainsi qu’aux partenaires humanitaires et aux organisations nationales et internationales, afin qu’une assistance urgente soit apportée aux populations affectées.
Pour la CRDH, une réponse humanitaire rapide, accompagnée de mesures sécuritaires durables, reste indispensable pour soulager ces communautés qui, selon l’organisation, « ne savent plus à quel saint se vouer ». ACP/UKB

