Muanda, 26 septembre 2026 (ACP).- Des démarches ont été annoncées pour trouver une solution à la situation née du meurtre d’un jeune homme à Tshinkonko, dans le territoire de Muanda, au Kongo Central (sud-ouest de la République démocratique du Congo), ainsi qu’au blocage d’un site de la société pétrolière Perenco-REP, a appris samedi l’ACP d’un député national en séjour dans cette partie du pays.
« Nous allons nous déplacer tout de suite à Tshinkonko, le lieu où il y a eu le drame, et ensuite nous irons là où il y a le blocage du site de Perenco pour trouver une solution », a déclaré Robert Nyondo Toko, député élu de Muanda, lors d’un échange avec la presse, soulignant que cette descente sur le terrain doit permettre d’échanger avec la population et d’évaluer la situation.
L’élu national a annoncé l’arrivée prochaine d’autres autorités en provenance de Kinshasa, pour participer au règlement de cette situation insistant sur la nécessité de ne pas se limiter au règlement de la crise actuelle, mais de rechercher des mesures de fond afin d’éviter que pareil incident ne se reproduise.
« Nous allons nous réunir dans les jours à venir avec Perenco, les autorités et nos frères du village pour trouver la solution », a-t-il indiqué, appelant les différentes parties à privilégier le dialogue.
Selon des informations rapportées par des sources locales, un jeune homme a été tué par balle le 20 septembre au village Tshinkonko, près d’un poste de Perenco-REP. Le tir aurait été effectué par un militaire affecté à la garde des installations pétrolières, après que la victime eut été soupçonnée de vol.
À la suite de ce drame, des habitants ont érigé des barricades sur la route principale, perturbant la circulation des équipes de Perenco et immobilisant plusieurs engins de la société. La population a notamment réclamé le retrait des militaires affectés à la sécurisation du site.
Par ailleurs, l’audience relative à l’assassinat du mineur dans un site pétrolier de Perenco-REP à Muanda, ouverte vendredi devant le tribunal de garnison de Kitona, en vue d’examiner les faits et les responsabilités dans cette affaire, a été renvoyée au 13 octobre.
L’ouverture de cette audience est intervenue dans un contexte de tension marqué par le blocage des activités de Perenco à Tshinkonko, consécutif au drame. Les démarches annoncées sur le terrain visent ainsi à favoriser l’apaisement et la recherche d’une solution durable entre les différentes parties. ACP/MB/KIT

