Beni, 3 juin 2026 (ACP).- Des vendeurs des légumes, poissons, abordés mercredi par l’ACP au marché public de Beni, au nord Kivu(Est de la République démocratique du Congo, ont dit catégoriquement ne pas être concernées par la journée ville morte décrétée par l’opposition et des mouvement citoyens.
«Nous sommes des vendeuses des légumes, nos produits pourrissent à chaque seconde. Nous ne pouvons pas observer une journée ville morte sinon nous aurons des pertes en cascade. C’est pourquoi vous nous voyez décharger ces véhicules. Ce sont des poissons frais, des produits périssables à l’instant même nous avons toujours demandé aux manifestants de nous accorder une faveur spéciale de vente. Nous n’avons pas des grands capitaux, malheureusement l’annonce des journées ville morte est toujours sans préavis alors que nous gardons des stocks dans nos entrepôts», a justifié Mme Aziza Katungu Mwasimuke, vice-présidente chargé de l’ordre et discipline au sein de l’Association de transporteurs des légumes au Kivu appuyée par Darlose Kyakimwa Kasiki, conseillère technique en charge de la vérification des produits périssables à Beni.
De leur part, les conducteurs des motos taxi ont estimé que les mouvements citoyens ne sont pas organisés car ils prennent des décisions sans le consentement de toutes les couches.
«Nous sommes des journaliers avec des familles à nourrir. Nous ne pouvons pas brusquement ne pas travailler car des politiciens nous l’interdisent. L’autorité urbaine et même les opérateurs économiques ont boycotté cette action. A devons-nous respecter un ordre mal donné ? Je crois que les organisateurs des manifestations devraient régulièrement nous associer pour ne pas se créer des foyers des tensions inutilement pourtant pour des actions qui s’avèrent constitutionnelles», a tempéré Emmanuel Muthwambala, président de l’association des transporteurs au Congo (ATC, une de nombreuses associations impliquées dans le transport à moto taxi).
La journée ville morte observée en ville Beni et Oïcha prête à confusion vu qu’elle a été décrétée par les mouvements citoyens d’un côté qui réclament la sécurité et de l’opposition de l’autre côté qui disent non au changement de la constitution .s’indigne des sources associatives.
Dans la ville de Beni, l’administration, les marchés publics et le transport ont tourné normalement à l’exception des banques et coopératives de micro finances qui ont préféré observer la situation par mesure de prudence.
La même prudence aurait motivé nombreux chefs d’établissements à faire rentrer les enfants à la maison, la plus part des parents ayant jugé mieux de retenir les leurs à la maison pour parer contre toute éventualité fâcheuse. ACP/

