Nord-Kivu : plus 38.000 de déplacés en détresse dans la zone de santé d’Itebero-Walikale

Walikale, 10 avril 2026 (ACP).- Un afflux massif de déplacés environnant 38.000 âmes, a été accueillie du 06 au 09 avril en zone de santé d’Itebero, territoire de Walikale, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, selon une note d’alerte humanitaire consultée vendredi par l’ACP.

 « Depuis le 06 avril 2026, un afflux massif de populations déplacées est signalé en provenance du groupement de Ziralo, dans le territoire de Kalehe (au Sud-Kivu). Ces mouvements sont causés par les affrontements armés entre les combattants de l’AFC/M23 et les groupes Wazalendo.

Les déplacés se dirigent principalement vers les aires de santé de Hombo-Sud (zone de santé de Bunyakiri-Kalehe) Aire de santé de Mandje (Hombo-Est)

Aire de santé de Hombo-Nord (zone de santé d’Itebero-Walikale)»,  lit-on dans la note signée par Moise Hamuli, point focal de l’organisation humanitaire de droit congolais  Soutien et actions de développement, SAD-international,

Ces hommes, femmes et enfants contraints à l’errance, vivent dans  des conditions extrêmement précaires au sein des familles d’accueil également dépourvues des moyens, qui font face à une saturation progressive tenant compte des vagues interminables des arrivées.

D’autres, faute de place au sein des familles d’accueil, passent nuits dans des écoles et infrastructures communautaires tels que les églises et les hangars.

Arrivées sans ressources ni biens essentiels, ces personnes ont essentiellement besoin de l’aide alimentaire d’urgence, des soins de santé primaires et médicaments essentiels, des abris d’urgence (bâches, tentes), des articles ménagers essentiels, des couvertures, ustensiles, savons, de l’eau pour l’hygiène et assainissement (WASH) ainsi que de la protection pour les populations vulnérables (femmes, enfants)

La détérioration rapide de la situation nutritionnelle, le risques accrus de maladies liées à la promiscuité, au manque d’eau potable et des toilettes, la saturation des capacités d’accueil communautaires, la vulnérabilité accrue des femmes et enfants, tels sont les risques majeurs auxquels sont exposées ces personnes qui ont besoin d’une assistance accrue.

Dans sa note, le point focal de l’organisation SAD-international préconise le déploiement immédiat des acteurs humanitaires dans les zones affectées, l’organisation d’un dénombrement rapide des déplacés, la mise en place d’une assistance multisectorielle d’urgence outre le renforcement de la coordination entre autorités locales et partenaires humanitaires.

Cette nouvelle vague de déplacement met en évidence la gravité persistante de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Sans intervention rapide, la situation humanitaire risque de se détériorer davantage dans les zones d’accueil déjà fragilisées. ACP/C.L.

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