Kinshasa, 22 juin 2026 (ACP)-14 personnes ont trouvé la mort dans un espace dix-neuf jours de suite d’une maladie inédite dans la cité de Bulungu, province du Kwilu, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, selon un député national lors d’un entretien lundi avec l’ACP.
« A ce jour, nous pouvons confirmer de manière formelle parce que ce sont les informations qui nous ont été confirmées par le médecin directeur des centres de référence des Motoyi, où depuis 19 jours, il y a déjà 14 cas de décès. A cet effet, la population, se vide dans cette contrée pour se réfugier dans les villages voisins« , a déclaré jacques Ilunga, député national élu de la circonscription de Bulungu.
Et de poursuivre : « il y a eu une situation inédite à Bulungu notamment dans les villages Mokolo-Biala, dans le groupement Nwi, secteur Nyadinkara, territoire de Bulungu, c’est depuis vendredi que nous avons été alertés par notre point focal au niveau du groupement que le village Mokolo-Biala… s’est vidé de ses populations parce qu’il y a une maladie inédite qui est en train de décimer toute la population ».
Le médecin directeur du centre de santé de référence de Mutoyi a prélevé les échantillons depuis les 15, le 19, juin soit au total 10 échantillons avec des moyens de bord qu’il a consignés à Bulungu dans une zone de santé auprès du médecin chef de zone pour leur acheminement à l’INRB aux fins d’analyse.
Les signes de la maladie
Selon la source, les patients présentent les signes de maux de tête ensuite les maux de ventre suivi des vomissements et des problèmes d’articulation au niveau des genoux.
La durée de la maladie est estimée à 24 heures.
<<Le premier signe d’abord, ce sont des maux de tête suivis du maux de ventre, de vomissements et enfin la personne meurt >>, a précisé la source.
Dans ce cadre, la population et le personnel de santé ont sollicité l’implication des autorités pour détecter les causes.
« Le message est très clair, parce que là, en 19 jours, nous comptons déjà 14 morts. Cela signifie que c’est une situation très préoccupante, qui doit être prise au sérieux. Et sinon, on risque de connaître une situation incontrôlable si les autorités ne s’impliquent pas. C’est pour cette raison que nous demandons le pouvoir central de prendre à bras le corps cette situation et suivre de très près ce qui se passe réellement>>, a sollicité Jacques Ilunga.
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