Uvira, 04 août 2023 (ACP).- Les personnes vivant avec handicap (PVH) qui exercent le commerce transfrontalier entre la République démocratique du Congo et la République du Burundi, ont sollicité vendredi à Uvira au Sud-Kivu, des facilités auprès des autorités, a constaté l’ACP.
« Nous souffrons énormément au niveau de la frontière pour exercer notre métier. Il n’y a plus accès facile à la frontière pour y faire traverser les marchandises. A ce jour certains produits alimentaires de première nécessité ne traversent plus la frontière », a fait savoir une femme interrogée par l’ACP.
Selon la source, « pour faire traverser même 10kg de farine, on te bloque au niveau de la frontière Burundaise et on te demande de le déclarer. Nous avons remarqué que ces mesures ont été prises uniquement pour les petits commerçants que nous sommes, car les camions transportant les mêmes articles traversent la frontière ».
Et d’ajouter : « je vis grâce à ce que je gagne dans les échanges des biens entres nos deux pays. Je suis handicapé physique et grâce à ma bicyclette, je rends service en transportant les marchandises de la RDC au Burundi et vice versa ».
Un autre petit commerçant interrogé par l’ACP, a laissé entendre, « avant je gagnais entre 20.000 et 30.000 Fc par jour. Aujourd’hui, suite à la mesure interdisant certains articles de passer à la frontière, je réalise difficilement 5.000fc ».
Il a souligné qu’avant cette mesure, il transportait des farines et des boissons (sucrées et bières). Malheureusement aucun de ces produits ne traversent la frontière burundaise sur instruction de leur gouvernement. « Nous demandons à notre gouvernement de penser aux Congolais qui n’ont pas des moyens, particulièrement nous les PVH afin de voir dans quelle mesure nous faciliter la tâche ».
Et de poursuivre : « ce commerce est avantageux pour nous les personnes vivants avec handicap physique car au lieu d’aller mendier dans les rues, nous faisons les trafics frontaliers et facilement nous nous prenons en charge ainsi que nos familles ». ACP/

