Kisangani, 17 juillet 2026 (ACP).- Plus de 130 contacts liés à cinq cas importés d’Ebola ont été identifiés dans la province de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), où près de 40 % d’entre eux sont déjà sous surveillance épidémiologique, a indiqué vendredi à l’ACP le ministre provincial de la Santé.
« À ce jour, près de 40 % des contacts identifiés ont déjà été retrouvés et sont suivis par les équipes de riposte. Les recherches se poursuivent pour localiser les autres afin de les placer sous observation ou en quarantaine », a déclaré Dr Simon Bokongo.
Le ministre provincial de la Santé a indiqué qu’après une phase de préparation, marquée par plusieurs cas suspects finalement déclarés négatifs, la province est désormais entrée dans une phase active de riposte.
Celle-ci se caractérise par le déploiement d’épidémiologistes de terrain, le renforcement du contrôle aux principaux points d’entrée et l’intensification de la sensibilisation de la population.
Il a expliqué que la Tshopo, de par sa position stratégique reliant l’Est et l’Ouest du pays, renforce la surveillance sanitaire afin de limiter l’importation de nouveaux cas, tout en préservant les échanges économiques avec l’Ituri, épicentre de l’épidémie.
.« Au niveau du territoire de Bafwasende, notamment au poste de contrôle d’Avakubi, nous allons renforcer les dispositifs de surveillance à travers le Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF), avec l’appui de la DGM et de l’ANR, afin d’assurer un dépistage systématique des voyageurs. Trois principaux points de contrôle seront opérationnels : Avakubi, Bafwasende et le PK23 », a-t-il souligné.
Le ministre a ajouté qu’avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du PNHF, les dispositifs de contrôle seront également renforcés le long de la RN4, sur les voies navigables du fleuve Congo ainsi que sur les axes routiers de Banalia, du Bas-Uélé, d’Ubundu et de Lubutu, afin de détecter précocement les cas suspects et de prévenir la propagation de la maladie vers les provinces voisines.
Le Dr Simon Bokongo a, par ailleurs, rassuré que les cinq cas enregistrés jusque-là sont tous importés de l’Ituri et qu’aucun cas autochtone n’a encore été diagnostiqué dans la Tshopo.
Il a appelé la population à faire preuve de vigilance et à respecter strictement les mesures de prévention afin d’éviter une transmission locale de la maladie.
Depuis le 29 juin, la province de la Tshopo a enregistré cinq cas confirmés de maladie à virus Ebola, dont trois décès et un patient guéri. Trois zones de santé sont actuellement affectées. ACP/L

