Tshopo : les accusations de mauvaise gouvernance à la coordination de l’environnement jugée infondées

Kisangani, 20 août 2025 (ACP).- Des allégations de mauvaise gouvernance à la coordination de l’environnement de la Tshopo, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, ont été qualifiées d’infondées et de futilités par son coordonnateur, mercredi, au cours d’un entretien accordé à l’ACP.

« Aujourd’hui, c’est 17 agents sur 1822 sous ma responsabilité, sous la manipulation, ont manifesté m’accusant de tous maux. Nous sommes des agents de l’État, nous ne pouvons pas agir comme des politiciens. Un collaborateur qui se croit lésé doit utiliser les voies de recours prévues par le statut du personnel et non créer des insurrections contre son chef », a déclaré Félicien Malu Lisambola, coordonnateur provincial de l’environnement.

Réagissant aux griefs portant sur la nomination des personnes inconnues, il a tenu à clarifier le processus. Selon lui, la soumission collective d’un mouvement de mise en place a été faite conformément aux instructions de la hiérarchie et non comme supposés ces agents.

« En date du 30 janvier 2025, le secrétaire général nous avait notifié pour proposer à chaque niveau deux noms d’agents dont la compétence de nomination reviendrait à la hiérarchie. Le 16 juin 2025, une commission mettant en place des chefs des bureaux sur toute l’étendue du pays a été remise au secrétaire général pour notification et nous venions de transmettre cette liste et celle du secrétariat général nommant les superviseurs des territoires au  gouverneur de province pour mise en service. Des allégations infondées et de futilités», a-t-il précisé.

Le coordonnateur de l’environnement a expliqué qu’en tant qu’ordonnateur, il se limite à autoriser les dépenses éligibles tandis que la gestion des fonds de rétrocession relève exclusivement des comptables publics. Il a assuré que toutes les opérations sont enregistrées dans les livres officiels et que les comptables sont en mesure de justifier à tout moment les montants perçus, les dépenses effectuées et leurs bénéficiaires.

Il a déploré que les agents qui l’accusent soient en réalité ceux-là mêmes qui traînent un lourd passif judiciaire, condamnés pour détournement et fraude.

Selon lui, ces cadres discrédités par des actes de corruption cherchent à manipuler l’opinion pour couvrir leur mauvaise réputation.

L’ingénieur Félicien Malu a exprimé sa confiance envers le gouverneur de province, qu’il considère comme une autorité compétente et expérimentée, capable de gérer la situation avec sagesse et responsabilité. Il a affirmé attendre sereinement la mise en place d’une commission d’enquête, convaincu que les allégations seront vérifiées et que, malgré les difficultés liées au comportement de certains agents, il ne s’inquiète pas.

Ce mardi, dix-sept agents de cette coordination ont sollicité l’arbitrage du gouverneur, réclamant des mesures appropriées pour rétablir la sérénité au sein de la Coordination provinciale de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat Tshopo par la gestion de leur coordonnateur qu’ils ont jugés opaque.

En réaction au mémorandum des agents, le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga a assuré que le dossier sera examiné avec sérieux. Il a annoncé la mise en place d’une commission chargée de vérifier les allégations et a précisé que, si elles s’avéraient fondées, les sanctions administratives appropriées seront appliquées.

ACP/C.L.

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