Suspension des médecins directeurs de deux hôpitaux de Kinshasa

Kinshasa, 8 février 2024 (ACP).- Des mesures de suspension ont été prises à Kinshasa par le secrétaire général à la Santé publique, Hygiène et Prévention à l’égard des médecins directeurs de l’hôpital général de référence de Kinshasa et de la Clinique Ngaliema, a-t-on appris jeudi de source officielle.

« Des mesures de suspension ont été prises par le secrétaire général à la Santé publique,  Hygiène et Prévention à l’égard des Dr Jean-Paul Divengi et Roger Kongo, respectivement médecins directeurs de l’hôpital général de référence de Kinshasa et de la Clinique Ngaliema »,  a indiqué une correspondance officielle dont une copie est parvenue à l’ACP.

« Il leur est reproché d’avoir failli à leurs responsabilités  de  garantir la prise en charge  d’une femme enceinte, de l’accouchement et du nouveau-né,  faits ayant entraîné la mort de la concernée », a poursuivi la source.

Par ailleurs,  les Dr Catherine Risasi et Richard Mvwala sont désignés pour assumer respectivement l’intérim dans ces deux institutions hospitalières.

Suspension du fonctionnement du Centre Hospitalier Akram/Limete

Dans cette optique, le Dr Roger Samuel Kamba, ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, a annoncé la suspension du fonctionnement du Centre Hospitalier Akram de Limete à Kinshasa.

« J’ai le regret de vous informer  la suspension du fonctionnement du Centre Hospitalier Akram/Limete – Salongo à dater de ce jour en attendant des enquêtes approfondies au sujet du décès de Mme Annie Tshibidi Mulumba dont la prise en charge a été faite avec négligence », a déclaré le Dr Roger Samuel Kamba.

« Je décide que tous les prestataires, les médecins et les infirmiers qui sont intervenus dans ce processus soient suspendus. Je veux demander qu’ils soient résiliés des Ordres des médecins et des infirmiers parce qu’ils ont refusé de donner des soins à une personne qui s’est présentée », a-t-il souligné.

Le ministre de la Santé a précisé que cette situation pousse à exiger aux services d’urgence, quel que soit le lieu, de ne jamais renvoyer un patient en situation de détresse pour manque de moyens financiers et autres raisons. 

« Tout service d’urgence qui ne respectera pas ces normes sera sanctionné », a-t-il insisté.

« Désormais, tout le monde doit être au courant qu’il n’y aura plus de tolérance du fait que chacun fait son service en baissant la qualité. Il n’y aura plus du tout de tolérance pour les prestataires de soins qui refusent délibérément de donner des soins de santé aux personnes en détresse », a-t-il dit.

Le Dr Kamba a noté que les services de santé doivent être accessibles à tous les Congolais, surtout ceux qui sont en détresse. Il a rappelé que chaque jour, 70 femmes décèdent pendant l’accouchement et trois bébés sur 100 meurent à la naissance en RDC. 

Mme Tshibidi avait une grossesse de 26 à 28 semaines. Elle était infirmière à l’hôpital Akram/Bongolo et Matete depuis plus de huit ans.

Elle était diplômée depuis plus de huit ans de l’Institut Supérieur de Techniques Médicales de la Croix Rouge (ISTM-Croix Rouge) et inscrite au tableau de l’Ordre national des infirmiers du Congo (ONIC) sous le numéro permanent KIN450361422. ACP/ODM

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