Bassin du Congo : le maintien d’une voix régionale forte recommandé à la COP 31 

Kinshasa, 30 octobre 2026C(ACP)-Le maintien d’une voix régionale forte à la COP 31 a été recommandé,  lors de la troisième Conférence régionale des organisations de la société civile du Bassin du Congo  dont fait  partie la République démocratique du Congo(RDC), organisée les 28 et 29 octobre à Libreville (Capitale du Gabon) , selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.

«À l’approche de la COP31, les participants entendent porter les recommandations de Libreville auprès des gouvernements, de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), des institutions régionales et des partenaires financiers.. De Libreville à la COP31 : maintenir une voix régionale forte

Au-delà de cette conférence, les organisations de la société civile et les représentants des peuples autochtones et des communautés locales se sont engagés à mettre en place un réseau dynamique d’échange d’expériences et de partage de bonnes pratiques, afin de renforcer leur coopération et de contribuer au suivi citoyen des engagements pris», a-t-on lu dans le communiqué de Greenpeace Afrique.

Cette dynamique selon la source, vise à assurer la continuité du plaidoyer régional engagé depuis Yaoundé et Kinshasa et à promouvoir des politiques environnementales plus justes, transparentes et inclusives.

La conférence de Libreville marque ainsi une nouvelle étape dans la mobilisation de la société civile du Bassin du Congo, avec une ambition commune : faire en sorte que les engagements internationaux et régionaux se traduisent enfin par des forêts mieux protégées, des droits effectivement garantis et des financements accessibles aux communautés.

Les communautés au cœur des solutions

Par ailleurs, cette source a fait savoir que les témoignages et expériences partagés durant la conférence ont rappelé que les peuples autochtones et les communautés locales jouent un rôle essentiel dans la protection des forêts du Bassin du Congo.

Les discussions ont particulièrement insisté sur la nécessité de reconnaître leurs savoirs, de sécuriser leurs territoires et de leur garantir une participation effective à la gouvernance des ressources naturelles.

Les participants ont également souligné l’importance de mieux prendre en compte les conflits entre les populations et la faune sauvage, les besoins des femmes et des jeunes ainsi que les moyens de subsistance des communautés vivant à proximité des espaces protégés.

Pour les organisations réunies à Libreville, la conservation ne peut être durable si elle se fait au détriment des droits et du bien-être des populations.

« Les solutions pour protéger le Bassin du Congo existent déjà au sein de nos communautés. Ce qu’il faut désormais, c’est la volonté politique de reconnaître leurs droits, de soutenir leurs initiatives et de faire de la société civile un véritable partenaire dans la gouvernance de nos ressources naturelles », a indiqué Martial Djinang, Secrétaire exécutif de Brainforest, cité par la source.

Cette conférence régionale a été organisée les 28 et 29 octobre 2026 à Libreville par les organisations régionales Greenpeace Afrique et Brainforest

ACP/ GN

Fil d'actualités

Sur le même sujet