Kinshasa, 19 septembre 2026 (ACP).- L’audit de 48 concessions forestières de conservation a été recommandé par un réseau environnemental en marge d’un atelier organisé à Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour vérifier la légalité de leurs attributions et prévenir l’accaparement des terres des communautés locales, selon un communiqué consulté samedi par l’ACP.
« Il est question d’auditer les concessions forestières de conservation, en exigeant la transparence sur le statut et la légalité de 48 concessions forestières afin de prévenir tout accaparement des terres au détriment des populations locales », a-t-on lu.
Selon la source, le réseau de la société civile a aussi préconisé l’encadrement strict des mesures d’application pour veiller à ce que les décrets d’application de la nouvelle Ordonnance-loi relative au marché carbone intègrent les mécanismes de contrôle et de redevabilité rigoureux.
Pour matérialiser ces exigences, le R-EDH a aussi recommandé le renforcement du monitoring civique en mettant sur pied un suivi indépendant pour auditer la transparence des transactions carbone et documenter la réalité du terrain face aux risques de spéculation financière.
« Notre démarche aujourd’hui ne consiste donc pas simplement à faire des constats, mais surtout d’action pour clarifier les interrogations, notamment autour des cas de concessions aux salariés, de leurs statuts juridiques [et] de leurs traçabilités administratives», a déclaré Blaise Mudodosi, membre du Réseau d’Engagement pour l’environnement et les droits humains (R-EDH), cité dans le communiqué.
Cette mobilisation fait suite à l’expansion fulgurante des concessions de conservation en RDC, dont le nombre est passé de 18 à 71 entre 2024 et 2026.
L’atelier, qui a réuni une cinquantaine d’experts, de juristes, d’universitaires et d’organisations spécialisées, s’est clôturé par l’adoption d’une feuille de route prioritaire pour assurer le suivi de ces réformes et protéger les droits fonciers coutumiers. ACP / FeNt

