Kinshasa, 18 mars 2026 (ACP).-Les médecins, particulièrement des pédiatres des Cliniques Universitaires de Kinshasa (CUK), ont été sensibilisés aux maladies rhumatismales pédiatriques (affections chroniques inflammatoires touchant les articulations et tissus de soutien chez l’enfant de moins de 16 ans), lors d’une conférence mercredi dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« L’objectif est de sensibiliser les médecins, particulièrement les pédiatres, aux maladies rhumatismales et de savoir poser un diagnostic précoce au travers les symptômes que présentent l’enfant, en vue d’entamer une prise en charge adaptée et prévenir toutes les complications possibles », a déclaré le Dr Pierrot Lebughe, rhumatologue et chef de service de rhumatologie des CUK.
Il a expliqué que les maladies rhumatismales pédiatriques constituent un sous-groupe de la grande famille des rhumatismes.
« Le rhumatisme infantile correspond à un groupe hétérogène des maladies inflammatoires, auto immunes ou parfois infectieuses survenant avant l’âge de 16 ans et se manifestent par des douleurs, les gonflements ou une limitation articulaire », a-t-il ajouté.
Pour le Dr Lebughe, l’arthrite juvénile idiopathique est la forme la plus fréquente des maladies rhumatismales pédiatriques.
De son côté, le Dr Aldo Mavinga, qui est également rhumatologue aux CUK, a insisté sur les complications du rhumatisme infantile qui sont notamment, les atteintes organiques assez particulières telles qu’un ralentissement sur la croissance, l’altération de la qualité de vie liée aux douleurs articulaires permanentes, la perte de la vue, un retentissement sur le plan psychologique, etc.
« Il est très important de rechercher les signes d’alerte tels qu’une douleur articulaire persistante, un gonflement articulaire inexpliqué, une incapacité à se mouvoir tranquillement, des boiteries à la marche…L’arthrite juvénile idiopathique est un diagnostic d’exclusion, en d’autres termes, en cas des douleurs articulaires chez l’enfant, il faut d’abord exclure les pathologies courantes comme l’infection, la drépanocytose, les cancers,..), a-t-il ajouté.
En outre, le Dr René Ngiyulu, professeur en pédiatrie, a salué cette initiative. Selon lui, les maladies rhumatismales pédiatriques ne sont pas faciles à soigner car elles nécessitent une approche pluridisciplinaire d’où l’importance de recommander l’enfant chez un spécialiste.
« Cette sensibilisation était importante pour les médecins et les infirmiers, parce que cette maladie est ignorée, souvent confondue à la drépanocytose, aux traumatismes, occasionnant une errance médicale et un diagnostic tardif, pourtant un diagnostic précoce augmente le pronostic vital »,a-t-il dit. Cette conférence a été organisée par le service de rhumatologie des CUK, à l’occasion de la journée internationale de la rhumatologie pédiatrique. ACP/UKB

