Belèm, 22 novembre 2025 (ACP).- La promotion des métiers verts a été évoquée par le directeur général de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) de la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion des travaux de la conférence sur les changements climatiques COP30,tenue 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil, selon un communiqué consulté samedi à l’ACP.
«La contribution de l’INPP pour ce challenge de la réduction de 21% des émissions de gaz à effets de serre consiste en la promotion des métiers verts dont nous avons déjà commencé le recensement en RDC», a-t-on lu.
Selon le communiqué de l’INPP, «à l’étape où nous parlons, nos experts ont déjà inventorié 81 métiers liés aussi bien à la conservation qu’à l’exploitation forestière et nous pensons qu’avec l’évolution, d’autres métiers dans ce domaine seront répertoriés pour nous aider à former la main d’œuvre qualifiée et enrichir nos modules de formation pour aller vers une économie verte attendue par toute la communauté internationale».
M. Tshimanga wa Muntuabo, directeur général de l’INPP, cité dans le communiqué, a présenté la vision stratégique de cet établissement publique pour le développement des compétences vertes à l’horizon 2030. Il a réaffirmé l’engagement de l’INPP pour la transition vers une économie verte, en mettant en avant le répertoire national des métiers verts, élaboré avec l’expertise des spécialistes de l’INPP, répertoire déjà transmis officiellement au Gouvernement de la RDC.
Cet instrument stratégique, a-t-il dit, constitue une base solide pour, notamment identifier les nouveaux métiers liés à l’économie verte, structurer les offres de formation professionnelles adaptées, positionner la RDC comme acteur majeur de la transition écologique en Afrique centrale et former une classe moyenne pour les métiers d’avenir.
D’après le document, le directeur général de l’INPP a indiqué que le développement des compétences vertes est indispensable pour créer des emplois durables, renforcer la classe moyenne congolaise et valoriser les ressources naturelles du pays, dont son immense potentiel forestier.
« Nous pensons qu’avec ces instruments, l’INPP est éligible aux mécanismes de financement dédiés au développement de l’économie verte. Nous allons procéder à l’expansion des nouveaux métiers verts à travers le pays afin de soutenir les initiatives liées à la protection de l’environnement et à l’innovation…pour cette mise en œuvre, il sera d’abord question de la formation des formateurs, à travers nos différentes collaborations qui nous permettent de bénéficier de la part de nos partenaires, il sera aussi question d’accélérer dans la création des modules », a déclaré M. Tshimanga.
Par ailleurs, l’intervention du directeur général de l’INPP s’est également inscrite dans une dynamique d’ouverture et de collaboration. L’INPP souhaite renforcer ses échanges avec les partenaires techniques et financiers afin de bénéficier du transfert de technologies, de programmes conjoints de formation et d’expériences comparées sur les modèles de développement durable.
Ces collaborations permettront d’accélérer l’intégration des métiers verts dans le dispositif national de formation professionnelle, apprend-t-on.
La RDC a, à travers les ministres de l’Environnement et du Travail, dévoilé mardi dernier, le répertoire national des métiers verts, lors d’un événement parallèle à la Cop 30, une initiative visant à classifier les professions dans les secteurs de l’environnement.
ACP/UKB

