Kinshasa, 16 novembre 2025 (ACP).- La communauté internationale a été appelée à reconnaître les droits des peuples autochtones et communautés locales de la République démocratique du Congo (RDC) à l’occasion de la Conférence sur les changements climatiques (COP30) qui tient à Belém, au Bresil, a appris l’ACP de source associative.
« À l’occasion de la COP 30 qui se tient à Belém du 10 au 21 novembre 2025, la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique (Corap) élève la voix des communautés locales et des peuples autochtones de la RDC, en appelant la communauté internationale à reconnaître leurs droits, leurs savoirs et leur rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes dont dépend l’avenir climatique mondial», a déclaré Emmanuel Musuyu, secrétaire exécutif de la Corap.
Pour la Corap, la lutte contre la crise climatique ne peut être gagnée sans une justice environnementale et sociale véritable, fondée notamment sur l’accès direct des communautés locales, des peuples autochtones et des organisations de la société civile aux financements climatiques, y compris au Tropical Forests Forever Fund (TFFF) et à d’autres fonds internationaux essentiels.
Cette structure exhorte les décideurs à rompre avec la dépendance économique et énergétique et à bâtir une transition juste, souveraine et solidaire, capable d’unir justice climatique, dignité humaine et souveraineté des peuples.
« De ce fait, nous disons non aux fausses solutions, qu’il s’agisse des grands barrages, de l’exploitation pétrolière et gazière, ou de toute autre initiative qui ignore les intérêts fondamentaux des communautés locales et compromet leur avenir», a conclu la source.
La 30ème Conférence des Parties sur les changements climatiques, vise à réunir les gouvernements, les scientifiques, les ONG et d’autres acteurs pour évaluer les progrès et renforcer l’action climatique mondiale afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degree C.
Les principaux intervenants incluent les dirigeants mondiaux, les délégués de près de 200 pays, les scientifiques, les organisations de la société civile et les représentants du secteur privé.
ACP/C.L.

