Mbandaka, 16 novembre 2025 (ACP).- L’exploitation illégale des bois d’œuvre dans le territoire de Bolomba, province de l’Équateur, dans le Nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a été dénoncée samedi à Mbandaka, chef-lieu de la province, par le Cadre de concertation provincial de la société civile de l’Équateur (CCPSC), à travers un mémorandum.
« Le Cadre de concertation provincial de la société (CCPSC) civile est étonné que la société COKIBAFODE continue d’exploiter les bois dans le secteur de Losanganya à Bolomba, alors que le contrat de concession a été résilié par le ministre compétent, conformément à l’arrêté ministériel n° 006/CAB/MINETAT/MIN-EDD/EBM/CMB-TWBD-TSBPDK/O2/2024 du 26 janvier 2024 », a soutenu Fabien Mungunza, président du CCPSC
« Cet arrêté qui porte sur la résiliation des contrats de concession forestière d’exploitation permanente n° 001/20 et 002/20 de la société Congo King Baiheng Forestry Development, a été publié dans le Journal Officiel n°10 du 15 mai 2024, mais il est passé inaperçu aux yeux des autorités provinciales et locales. Nous déplorons cette exploitation illégale de bois d’œuvre (….). De plus, il n’y a aucune ligne budgétaire destinée au Conseil Consultatif des Forêts de la province », a-t-il insisté.
Pour M. Mungunza, « Il y a une immixtion flagrante dans la gestion des affaires publiques par des proches des plus hautes autorités de la province, sans titre ni qualité.
Les nominations dans les secteurs décentralisés, tels que l’éducation et la santé, sont basées sur les intérêts politiques des animateurs des institutions provinciales, et non sur la méritocratie».
La société civile de l’Équateur a également dénoncé la perception illégale de taxes et de frais dans le secteur de l’éducation et d’autres pratiques douteuses.
Il a indiqué que ce mémo intervient à l’issue d’un atelier de présentation et de validation du rapport de contrôle citoyen.
ACP/C.L.

