Déforestation : un équilibre entre conservation, économie et social préconisé par un environnementaliste

  M. Honoré Tabuna, conseiller technique à la Commission climat du bassin du Congo

Kinshasa, 25 mars 2026 (ACP).- Les organisations des peuples autochtones et les communautés locales ont été invitées, au cours d’un entretien avec un environnementaliste mercredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, à lier les intérêts socio-économiques visant à combiner la conservation, l’économie et le social afin de réduire les menaces forestières.

« L’idée est de voir justement comment réduire cette menace forestière pour qu’il y ait plus de conservation. Il faut donc appliquer les trois piliers, à savoir la conservation forestière, l’économie et le social, de manière équilibrée, car ce sont des activités économiques traditionnelles », a déclaré Honoré Tabuna, conseiller technique à la Commission climat du bassin du Congo et du Fonds bleu pour le bassin du Congo.

Selon lui, il faudrait passer rapidement à la domestication des plantes fortement utilisées, notamment en pharmacopée, afin d’éviter que les populations ne continuent à surexploiter la forêt. Il a recommandé de passer de la cueillette à la culture et de développer des chaînes de valeur.

Il a précisé que la création d’activités artisanales et culturelles permettrait d’offrir des alternatives économiques aux populations autochtones, allégeant ainsi la pression exercée sur la forêt.

D’après M. Tabuna, l’exploitation minière constitue un levier de diversification économique et de création d’emplois. Cependant, pour qu’elle soit équilibrée, elle doit impérativement s’accompagner de la préservation de la biodiversité.

Par ailleurs, M. Honoré Tabuna a invité les partenaires techniques et financiers à aider les peuples autochtones à développer leurs activités. Il les a également exhortés à passer à l’action pour l’émergence de ces communautés du bassin du Congo.

« Les bailleurs de fonds, qui disposent de ressources et de moyens, pourraient s’engager à aider les peuples autochtones à mieux s’organiser et à développer leurs activités », a-t-il indiqué.

Pour lui, les bailleurs de fonds n’achètent pas des discours, mais des projets. C’est la seule manière concrète de résoudre les problèmes identifiés.ACP/C.L.

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