Kinshasa, 06 mars 2026 (ACP).- Les élus de la province de Maï-Ndombe ont été appelés à travailler avec les communautés locales et les peuples autochtones pygmées de cette province située dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), sur le Programme juridictionnel REDD+ de la province (Piredd), lors d’un point de presse organisé vendredi à Kinshasa.
«Les élus font partie des communautés locales et sont appelés à travailler avec les communautés, en faisant le suivi et en appréciant ce qui se fait jusqu’à la fin du timing. C’est un programme d’achat des crédits carbone signé par la Banque mondiale et le gouvernement congolais, au bénéfice des communautés locales et peuples autochtones de Maï-Ndombe», a déclaré Joseph Bobia, coordonnateur du Bureau d’éveil et de gouvernance des ressources naturelles (BEGRN).
Le programme juridictionnel REDD+ du Maï-Ndombe (Piredd) est une approche à l’échelle provinciale visant à promouvoir le développement vert en luttant contre la déforestation et en améliorant les conditions de vie locales.
Il intègre la gestion durable des terres, la foresterie communautaire et la sécurisation des droits fonciers. Il a pour objectif de développer un modèle de développement vert avec des incitations basées sur les résultats (paiement des crédits carbone), d’améliorer les rendements des cultures vivrières et la diversification (pisciculture, apiculture), de développer les infrastructures locales pour réduire les coûts de transport et valoriser les produits.
Selon M. Bobia, ce programme s’exécute déjà pour le compte des communautés locales et les peuples autochtones de Maï-Ndombe qui, depuis longtemps, ont été consultés et ont donné leur consentement libre et préalable pour qu’il leur apporte quelque chose qui répondrait à leurs besoins fondamentaux.
«Je suis très monté contre tout celui qui torpille ce programme qui n’est qu’au début. Il faut laisser ce programme s’exécuter jusqu’à la fin. Respecter le timing. C’est un programme de vente et achat des crédits carbone. C’est la Banque mondiale qui achète les crédits carbonesde Maï-Ndombe. C’est un contrat entre le gouvernement central et la Banque mondiale et tous les processus ont été menés», a-t-ilsouligné.
Joseph Bobia a fait savoir que personnellement, il a participé à toutes les étapes jusqu’à la dernière conditionnalité qui était l’élaboration du document de partage des bénéfices, ajoutant que«certaines personnes voudraient rouvrir pour refaire ce document, ce qui n’est plus possible car l’ouvrir, c’est bloquer le processus. Il fautlaisser le processus continuer».
Pour sa part, Jean-Claude Ndongo, ministre provincial de l’environnement, agriculture, pêche et élevage, a souligné que le Maï-Ndombe est parmi les provinces pauvres de la RDC. Il a remercié ceux qui se sont impliqués pour la mise en œuvre de ce programme qui a permis à cette province d’avoir des forages, de construire et de réhabiliter des infrastructures.
«Nous devons laisser ce projet s’exécuter pour le bien-être des fils et filles de Maï-Ndombe», a-t-ilajouté.
ACP/ODM

