Bunia, 17 mai 2026 (ACP).- Les offices pharmaceutiques de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri (nord-est de la République Démocratique du Congo) enregistrent une flambée des ventes de désinfectants, gels hydroalcooliques, gants et cache-nez depuis la résurgence de l’épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE), ont indiqué dimanche plusieurs responsables de ces officines interrogés par l’ACP.
« Depuis l’annonce des cas d’Ebola en Ituri, nous assistons à une forte affluence des clients qui viennent chercher des produits de prévention. Les cache-nez et les désinfectants sont actuellement les articles les plus demandés », a confié Mme Marie Masika responsable d’un office pharmaceutique au centre-ville de Bunia.
« Beaucoup de personnes achètent plusieurs boîtes de masques à la fois. D’autres prennent des gels hydroalcooliques pour leurs familles, leurs commerces ou leurs lieux de travail », a-t-elle ajouté.
Même son de cloche du côté de Justin Kabedi un autre détenteur d’un office pharmaceutique.
« Nous faisons tout pour maintenir les produits disponibles, mais la demande augmente chaque jour. Il faut surtout éviter la spéculation et la panique« , a-t-il émis le vœu.
Dans plusieurs pharmacies de la ville, les rayons réservés aux produits sanitaires se vident rapidement sous la pression d’une demande devenue inhabituelle ces derniers jours. Certains pharmaciens affirment que les ventes ont quasiment doublé, alimentées par la peur de contamination au sein de la population.
Cette montée brusque de la demande rappelle les périodes de précédentes flambées épidémiques qui avaient poussé les habitants à adopter massivement les mesures barrières. Face à cette situation, plusieurs opérateurs pharmaceutiques disent avoir renforcé leurs commandes auprès des fournisseurs afin d’éviter une rupture de stock.
Parallèlement, le port du cache-nez commence progressivement à refaire surface dans certains espaces publics de Bunia, notamment dans les marchés, les pharmacies, les transports en commun et les lieux à forte concentration humaine.
Les structures sanitaires et les autorités multiplient également les messages de sensibilisation appelant la population au respect strict des mesures d’hygiène pour limiter la propagation de la maladie. ACP/C.L.

