Ebola en Ituri: l’ONU pour la décentralisation  des mécanismes de réponse

Kinshasa , 10 juin 2026 (ACP).-Les Nations unies (ONU), à travers son coordonnateur humanitaire par intérim a plaidé mercredi pour une décentralisation des mécanismes de réponse dans les zones touchées par l’épidémie à virus Ebola dans le Nord-Est et l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un message publié sur X.

«Au terme d’une mission de trois jours dans les principales zones touchées par l’épidémie d’Ebola en Ituri, le coordonnateur humanitaire par intérim de la RDC, M. Damien Mama, a plaidé pour un renforcement du leadership national, une décentralisation accrue de la riposte et une meilleure prise en compte des réalités humanitaires auxquelles font face les populations affectées», a-t-on lu.

Cette visite l’a conduit à Bunia, Rwampara et Mongbwalu, au cœur de l’épidémie qui continue de mobiliser les autorités sanitaires, les partenaires humanitaires et les communautés locales.

«Sur le terrain, le responsable onusien a rencontré des autorités administratives et sanitaires, des acteurs humanitaires ainsi que des membres des communautés directement concernées par la maladie. À l’issue de cette mission, il a souligné l’importance de maintenir les autorités congolaises au centre de la réponse», a précisé le message. 

La lutte contre Ebola doit demeurer sous la conduite des institutions nationales, provinciales et locales, avec l’appui coordonné des partenaires techniques et financiers, a indiqué le texte.

« La riposte doit rester portée par les autorités nationales, provinciales et locales, avec l’appui coordonné des partenaires », a-t-il insisté.

Il a, par ailleurs, reconnu que des avancées encourageantes sont déjà observées dans la mise en œuvre de la riposte, mais estime que la proximité avec les réalités du terrain permettra d’accélérer les progrès.Cette nouvelle flambée d’Ebola intervient dans un contexte particulièrement complexe en Ituri.

«La province est confrontée à une crise humanitaire persistante marquée par la présence de groupes armés, des déplacements massifs des populations et un accès limité à certains territoires. 

Selon les estimations humanitaires, plus de 980.000 personnes déplacées vivent actuellement dans la province, tandis que le système de santé reste fortement sollicité.

Face à cette situation, le responsable onusien a insisté sur la nécessité d’adopter une approche intégrée. 

Pour lui, la réponse à Ebola ne doit pas se limiter aux centres de traitement et aux interventions médicales. Elle doit également inclure l’engagement des communautés, le suivi des contacts, la communication sur les risques et la lutte contre les rumeurs susceptibles de freiner les efforts de contrôle de l’épidémie.

« Une riposte efficace contre Ebola se gagne autant dans les centres de traitement que dans la confiance des communautés », a-t-il dit.

ACP/

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