Bunia, 19 juin 2026 (ACP).– Le ministre de la Santé a appelé les communautés de l’Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC) à s’approprier la riposte de l’épidémie à virus Ebola vendredi, lors d’un briefing médias organisé à Bunia.
« Avant de venir ici, nous étions réunis avec les responsables de la société civile, les chefs coutumiers, les représentants des confessions religieuses ainsi que les leaders communautaires de différents territoires de l’Ituri. L’objectif était de renforcer leur implication dans la riposte », a-t-il indiqué.
Il a rappelé que ce point de presse avait été retardé afin de permettre une séance de travail préalable avec les représentants de la société civile de toute la province.
Selon le ministre, ces acteurs ont déjà démontré leur volonté de s’approprier la lutte contre Ebola. Ils cherchaient surtout à comprendre les meilleures stratégies pour sensibiliser efficacement leurs communautés respectives.
Abordant la question des relais communautaires, le secrétaire d’État a précisé que plus de 1 200 personnes avaient déjà été formées, dont environ 1 000 déployées sur le terrain. Ce nombre devrait atteindre 1 300 au cours de la semaine, avant d’être progressivement renforcé.
« Ces agents sont mis à la disposition des zones et aires de santé, ainsi que des infirmiers titulaires, afin de mener les activités de sensibilisation et de surveillance au sein de la population », a expliqué le ministre.
Il a également insisté sur le fait que ces mobilisateurs ne sont pas uniquement déployés pour la riposte à Ebola, mais qu’ils s’inscrivent dans une vision à long terme de renforcement du système de santé global.
« Les relais communautaires constituent un maillon essentiel de notre système sanitaire, notamment pour la surveillance épidémiologique et la détection précoce des maladies à la base », a-t-il conclu.
Le déploiement massif des relais communautaires (Reco) s’inscrit dans la stratégie révisée du Plan national de développement sanitaire (PNDS) de la RDC. Au-delà de l’urgence imposée par Ebola, cette structuration vise à pérenniser la surveillance épidémiologique à la base communautaire. En formant ces agents locaux, le ministère de la Santé cherche à doter les zones de santé de l’Ituri d’un bouclier sanitaire permanent, capable de détecter précocement d’autres pathologies à potentiel épidémique comme leishmaniose, la rougeole ou le choléra.
ACP/ HM

