Échouage d’une baleine à Moanda : une ONG préconise  une enquête indépendante

Kinshasa, 6 juillet 2026 (ACP).- L’Association congolaise pour l’environnement et les droits humains (ACEDH) a préconisée la mise en place d’une commission d’enquêteinternationale indépendante pour déterminer les causes de l’échouage suivi de la mort d’une baleine sur la plage de Moanda, dans la province du Kongo Central (sud-ouest de la République démocratique du Congo), selon un communiqué parvenu dimanche à l’ACP.

« Le cétacé s’est échoué entre le 1er et le 3 juillet 2026 sur le littoral de Moanda, principal site des activités d’exploration et d’exploitation pétrolières offshore en République démocratique du Congo (…) au regard des faits et des arguments ci-haut,  développés, vue l’urgence et la nécessité, l’ACEDH formule les recommandations ci-après : de mettre en place une commission d’enquête internationale réellement indépendante ne comprenant que des scientifiques de renom pour déterminer les causes réelles de l’échouage de cette espèce et établir les responsabilités y afférentes», a-t-on lu.

L’ACEDH a estimé qu’il est prématuré d’établir un lien direct entre cet incident et les activités de la société pétrolière Perenco RDC. Toutefois, elle a invité les autorités à examiner plusieurs pistes susceptibles d’expliquer cet échouage, notamment d’éventuelles vibrations sismiques liées aux opérations de forage ainsi que les impacts de la pollution des eaux et des sols.

Dans le document, l’organisation a également plaidé pour un cadre de concertation réunissant les pouvoirs publics, les scientifiques et la société civile en vue d’assurer le suivi des recommandations issues de l’audit environnemental avant d’exhorter les autorités à rendre public le rapport d’audit environnemental, estimant que sa publication contribuerait au respect des principes de transparence et du droit à l’information des communautés concernées.

Selon la source, l’organisation a rappelée qu’un audit environnemental réalisé en juin 2026 à la demande du Gouvernement aurait relevé une contamination des sols et des eaux ainsi que des atteintes à la biodiversité dans la région de Moanda..

Par ailleurs l’ACEDH a souligné dans le communiqué que les tentatives de sauvetage de l’animal n’ont pas abouti, en raison, de l’insuffisance des moyens logistiques et techniques disponibilisés pour les services chargés de la conservation de la nature.

L’organisation a rappelé que la République démocratique du Congo est partie prenante à plusieurs conventions internationales relatives à la protection du milieu marin et des espèces migratrices, qui imposent notamment des mesures de surveillance et des enquêtes en cas de mortalité inhabituelle de la faune. ACP/

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